réunion débat à l’Irtess de Dijon

jeudi 24 novembre 2005

Soirée trop clivée...


Faute d’avoir suffisament recentré le débat sur son objet : « l’évolution de la place du travil social en matière de prévention de la délinquance » au regard des orientations qui se desinent dans le champ politique surmédiatisé du soi-disant « besoin sécuritaire », la soirée s’est finalement clivée en deux temps distincts et peu croisés entre, d’une part : La présentation des actions du collectif et des raisons « d’agir » du faits des différents textes préparatoires (sarko, benisti, hermange...)puis d’une lecture socio-politique du contexte actuel avec l’aide des travaux de Loïc Wacquant et notament son dernier ouvrage « punir les pauvres, le gouvernement de l’insécurité » chez Agone. Puis d’autre part, une approche juridique et parfois juridiste de la question du secret professionnel, sans qu’il soit possible de revenir vraiment sur les risques de dérive en matière de prévention de la délinquance version sarkozy et logique policière.

Néanmoins la présence de nombreux professionnels et étudiants(environs 80 personnes)ainsi que des témoignages de positionnements éthiques et résistants à la logique dominante ont plaidés en faveur d’un maintien de la mobilisation et de la nécessité de favoriser autant que possible les espaces de dialogue et d’échanges pour engager, le moment venu, des mobilisations fortes contre les volontés de plus en plus clairements affichées de mettre l’action socio-éducative au service de la logique policière de la « prévention ». Sous le panache d’un ministre utilisant la communication et le marketing idéologique pour construire sa stature d’homme de la situation et pourquoi pas providentiel(2007 dans 24 mois), la foire médiatique construit ses scoops,des amalgames propres à brouiiler les pistes pour dissimuler les vrais racines de la violence urbaine : l’insécurité sociale, du travail, du logement, de la santé, de l’éducation... pendant que les pauvres souffrent et que les derniers représentants d’un état social à la dérive tentent de colmater les brêches à leurs côtés.

La réunion du collectif qui a suivi cette soirée « débat », a donné lieu a diverses propositions et échanges d’infos sur le front social...

Un repas dont les bénéfices seront versés au collectif pour financer des actions ou des déplacements sur Paris ou soutenir des collègues poursuivis pénalement dans le cadre d’expérimentations menées dans plusieurs villes de France, sera organisé au « Chez Nous » impasse Quentin, le Mardi 06 décembre à 19h00... (24 places qu’on se le dise !!!. Par ailleurs, Nous proposons une nouvelle soirée d’information et de débat sur ces questions :

Le MARDI 13 Décembre à 20h30 à la Bourse du Travail

Plus que jamais le débat doit permettre de sortir des amalgames qui réduisent des questions sociales de fond en des simplifications idéologiques binaires, à de sinistres « Buscheries » qui instituent les titres de boucs emmissaires, de méritants et de « démobilisés » (pour info vous pourez lire les très explicites propos du ministre de l’intérieur dans un entrefilet des A.S.H du 28.10.05, soit quelquesjours avants que ne s’allume la mêche de la énième « bavure » policière qui donnera le contexte que l’on sait... comme c’est curieux(?)...).

Venez nombreux, confrontons nos points de vues, nos pratiques, organisons sur les bases d’une réflexion commune éclairée, une résistance vigoureuse et impérieuse à la dérive sécuritariste et réactionnaire des dominants qui défont de la main gauche l’état social et affermissent de la main droite, l’état punitif et répréssif ! Hugo.