les voeux 2006 de sarkozy !

dimanche 15 janvier 2006, par gerard


Deux extraits des ’’vœux’’ 2006 de Sarkozy qui donnent de bonnes indications sur ses projets de prévention de la délinquance et donnent envie de ne pas le laisser faire

.......- La recherche ’une nouvelle réponse à la délinquance des mineurs. Là encore, il faut être réaliste. Les mineurs d’aujourd’hui ne sont plus ceux qui étaient visés par l’ordonnance de 1945. L’ordonnance de 1945 aboutit de fait à l’impunité dans de trop nombreux cas. Il ne s’agit pas d’envoyer les mineurs en prison. Je dis seulement que si un mineur ne reçoit pas, et très rapidement, un signe que ce qu’il a fait est contraire à la règle, il aura bien des difficultés à distinguer le bien du mal, le droit de l’interdit. Ce n’est jamais rendre service à un enfant ou à un adolescent que de ne pas lui apporter de limites. C’est prendre le risque de l’ancrer dans la délinquance. Je propose d’abord que les mineurs délinquants comparaissent dans des délais très brefs, immédiatement même lorsque les circonstances de l’infraction sont claires. Je propose ensuite qu’ils reçoivent systématiquement une réponse de la société après un acte délictuel. Pour cela, il faut diversifier la gamme des décisions à la disposition des juges : placement en internat, sanction éducative, centres d’éducation adaptés permettant une action pédagogique et civique, rappel à la loi, réparation. Il faut aussi remplacer la succession sans fin des admonestations. Le mineur qui revient plusieurs fois devant le juge pour des dégradations de véhicules doit faire l’objet d’une décision qui ne peut plus se limiter à un avertissement sans frais.....

.....Je présenterai dans les semaines qui viennent un plan national de prévention de la délinquance et je me réjouis de l’accord que m’a donné le Premier ministre d’en proposer au Parlement la déclinaison législative. J’aurai l’occasion d’y revenir. Permettez-moi de citer à titre d’exemples des avancées à mon sens importantes que ce projet comportera :
- Les moyens d’assurer le respect de l’obligation scolaire sans lequel un enfant perd toute chance de réussir et de s’épanouir. Comment ? En rappelant aux caisses d’allocations familiales l’obligation qui est la leur de ne verser les allocations familiales que sur présentation d’un certificat de scolarité, et en leur demandant de transmettre aux maires qui ont la charge de recenser les enfants d’âge scolaire toutes les informations dont elles disposent. Il faut savoir en effet que si certains enfants ne sont pas assidus à l’école, certains n’y sont même pas inscrits.
- La détection précoce à l’école des troubles du comportement. Toutes les études prouvent le lien entre ces troubles, le plus souvent dus à l’environnement de l’enfant du reste et la délinquance. Pour cette raison et pour l’épanouissement de l’enfant, il faut donc détecter les troubles et les soigner. Comment ? Eh bien, les enseignants doivent être formés à cette détection et des services médicaux doivent être investis d’une mission de prise en charge. Ces services sont la P.M.I et les structures de pédopsychiatrie qui sont en mesure d’apporter le soutien psychologique nécessaire. Ce n’est pas le cas. Ce doit l’être.
- Une meilleure préparation des sorties d’essai des personnes hospitalisées en milieu psychiatrique. La sortie d’essai s’inscrit dans le parcours médical. Trop d’incidents cependant conduisent à penser que s’agissant de personnes hospitalisées d’office, donc après une atteinte à la sécurité, elle doit s’accompagner de prescriptions médicales précises et d’une information du maire.