le collectif héraultais apelle à un rassemblement le mercredi 22 mars entre 12h30 et 14h30 devant la prefecture

mercredi 15 mars 2006


CE QUE PREVENTION VEUT DIRE ! 2004/2006 un même ministre de l’intérieur ! ! !

La prévention est selon sa définition générale, un ensemble de mesures, d’organisations destiné à anticiper certains risques. Le rapport final du député BENISTI (novembre 2005) sur la prévention de la délinquance propose en matière de protection de l’enfance de dynamiter le secret professionnel auquel sont soumis les travailleurs sociaux et médico-sociaux. Dans un texte sur la prévention de la délinquance rendu public début janvier 2006, Nicolas SARKOZY propose un certain nombre de mesures visant une politique globale dans ce domaine. Le postulat de ce texte est la mise en avant d’une insécurité massive, des failles et des défauts des dispositifs actuels. Il propose de mettre le maire au centre du dispositif, de lui confier par délégation les services de prévention primaire comme la PMI. Il confirme également l’obligation de signalement au maire de toute personne en difficulté sociale éducative ou matérielle. On y parle de projet global autour de la famille dénommé « Aide sous contrainte ». Dès la crèche et à l’école, on y prône le fichage en fonction de difficultés repérées. La confusion entre possibilité et automaticité d’une dérive vers la délinquance est inscrite comme un dogme. Le partenariat entre l’éducation nationale et les forces de l’ordre y est favorisé. En réponse, il nous est proposé de traiter le problème dans une confusion des notions de prévention et de répression. Au moyen d’une rhétorique primaire, les auteurs multiplient les raccourcis et les confusions entre prévention et contrainte, entre victime et délinquants, entre enfants et adultes, entre consommation de cannabis et enfant en danger, entre adolescents vulnérables et enfants de migrants , entre déscolarisation et délinquance... Déjà, le Gouvernement a fait passer le Contrat de Responsabilité Parentale (sans débat, dans le même projet de loi que le CPE) qui veut placer les travailleurs sociaux dans une position d’injonction et de contrainte des familles dont les enfants se trouvent en difficulté d’insertion scolaire. Avec ces orientations ce sont les conditions même de l’exercice d’un travail social respectueux des personnes, tout particulièrement celles en difficultés, qui sont remises en cause. Notre travail se voit considérablement modifié sur la forme (signalement au maire) et sur le fond (assujettissement à la politique sécuritaire des collectivités locales). C’est la nécessaire confiance que nous devons garantir aux populations qui se trouve ainsi menacée. Au lieu de proposer des réponses aux causes économiques et sociales qui enfoncent dans la précarité et les difficultés de tous ordres une fraction grandissante de la population, la principale préoccupation du gouvernement est de mettre en place une politique à caractère sécuritaire visant à contenir la frustration (« l’absence d’insertion sociale peut déboucher sur de la frustration qui peut entraîner des comportements déviants »- rapport SARKOZY 2006) qui se traduit par la stigmatisation des populations défavorisées comme potentiellement délinquante. Trop de projets actuels vont dans le même sens : contrôle social et police des familles.

Les professionnels de l’enseignement et du travail médico-social doivent se faire entendre

Rassemblement devant la Préfecture de Montpellier De 12H30 à 14H - mercredi 22 mars 2006. (repas tiré du sac)