Travailleurs sociaux prêts à « entrer en résistance »

jeudi 7 décembre 2006, par Emmanuel


Cela a valu une mise à pied à une soixantaine de travailleurs sociaux du Puy de Dôme. Leurs homologues du Collectif Anti-Délation du Pays Basque invitent à suivre leur exemple en refusant d’appliquer la loi dite de prévention de la délinquance, de nouveau examinée hier à l’assemblée nationale.

Une invitation à « entrer en résistance » mise en scène hier dans une conférence de presse où les porte-parole du collectif ont enfilé une cagoule pour lire une déclaration solennelle dans laquelle ils ont affirmé se mettre « en situation de désobéissance civique ». Fustigeant un texte qui signifierait notamment la mise à mort du secret professionnel des éducateurs spécialisés, le Collectif Anti-Délation a annoncé qu’il "organiserait la résistance auprès de tous les professionnels« , et n’hésiterait pas à »dénoncer publiquement et nominativement ceux et celles qui se prêteraient, quel que soit leur lieu d’intervention, à cette chasse aux plus démunis". Arroser l’arroseur, mais aussi, interpeller les candidats aux élections législatives et municipales à venir. Prenant acte de la position de la chef de file de l’opposition socialiste municipale de Bayonne, Colette Capdevielle, de l’opposition de l’UDF, de la réticence de certains maires du PS, le collectif regrette néanmoins que les organisations signataires d’une opposition à Paris restent en dehors localement. En allusion directe à la CGT.

Plus généralement, le Collectif a prévenu que des dispositifs étaient déjà mis en place, instaurant insidieusement "une culture du renseignement" entre services sociaux, municipalité et conseil général. Les exemples du Comité local de sécurité et de prévention à Bayonne, un cas d’incivilité à l’ATCRB à Urrugne, ou les courriers de relance des factures EDF, ont été cités.

Source : Le Journal du Pays Basque (2006-12-06)