Travail social et police : toujours un peu plus près ...

vendredi 10 juillet 2009, par Etienne


Voir en ligne : Texte complet sur le site de l’AN

On y retrouve notre bien-aimé J.A. Bénisti, (souvenez-vous, le député analphabète qui trouve que parler le « bamboula » à la maison est source quasi certaine de déviance délinquante), auquel MAM fait une réponse qui fera frémir plus d’un travailleur social. On en trouvera encore certainement quelques -uns aux ordres qui ne comprendront pas où est le problème et qui diront que nous voyons le mal partout. Qu’ils changent donc de métier et revêtissent l’uniforme, ça aura le mérite d’être un peu plus honnête. Extraits :

Brigades de protection des familles

M. Jacques Alain Bénisti Ma question s’adresse à Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur.Madame la ministre, la lutte contre la délinquance est, vous le savez, un combat quotidien et incessant (...) Cette lutte repose sur deux piliers indissociables : la répression et la prévention. En 2006, votre prédécesseur, l’actuel Président de la République, avait repris, comme base pour l’élaboration du premier projet de loi sur la prévention de la délinquance, vingt-quatre propositions que je lui avais remises. (...)

Enfin, la création d’un guichet unique, dénommé Escale, regroupant l’ensemble de ces dispositifs. Cela a d’ailleurs été le cas dans ma ville de Villiers-sur-Marne. Les résultats sont pour le moins probants, avec une baisse de la délinquance de plus de 27 %, ce qui démontre bien que, lorsqu’on applique ces dispositifs, cela fonctionne.En dépit de l’éventail législatif préventif à notre disposition, l’augmentation d’une délinquance au sein de la cellule familiale nous oblige à aller plus loin et à prévoir des mesures complémentaires, à l’égard, notamment, des adolescents et de leurs parents (...)

Mme Michèle Alliot-Marie, Les violences intrafamiliales, monsieur le député, sont aujourd’hui davantage déclarées et suivies, sans doute en partie grâce au dispositif auquel vous avez contribué. Il faut s’en réjouir. Cela dit, elles ne sont pas toutes déclarées, et elles sont en augmentation, notamment à l’encontre des personnes âgées. C’est pourquoi j’ai souhaité mettre en place un dispositif plus précis et plus adapté : les brigades de protection des familles.

Elles seront composées notamment à partir des services chargés de la protection de l’enfance et des services chargés de la lutte contre les violences conjugales, dont les compétences seront élargies, et incluront de nouveaux personnels, notamment des travailleurs sociaux et des référents sur les violences conjugales.

Au total, 200 brigades seront créées en zone de police, et une au moins par département en zone de gendarmerie. À Paris, chacun des arrondissements disposera d’un pôle de protection des familles. J’ai d’ailleurs visité il y a quelques jours celui qui se met en place dans le 13e arrondissement.

C’est effectivement ensemble, en associant les mairies, les associations et les travailleurs sociaux, que nous pourrons aller plus loin, déceler plus vite les violences intrafamiliales, intervenir préalablement et, éventuellement, sanctionner. C’est un problème dramatique, et je remercie la représentation nationale de son aide en la matière. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)