Tract « Collectif de Villeneuve/Lot »

Création d’un collectif à Villeneuve-sur-Lot (47300)

vendredi 4 novembre 2005

« Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres... »


« Suivant l’exemple américain, l’Europe se polarise entre ses quartiers riches et ses banlieues de misère où se généralise la tolérance zéro. On construit une prison quand on ferme une usine. Les pauvres en général, et les jeunes issus de l’immigration en particulier, sont l’objet de toutes les peurs.(La raison du plus fort- film de Patric Jean) »

Les expulsions de résidants sur le territoire français se multiplient, la répression contre les militants associatifs et les représentants syndicaux s’intensifie, la criminalisation des actions de lutte citoyenne se banalise...

Dans cette société de plus en plus inégalitaire - où la protection sociale (Sécurité Sociale, Assedic, CAF, retraite, aides sociales...) basée sur la solidarité et le partage, est remise en question - un grand nombre de personnes basculent dans la pauvreté et l’exclusion et beaucoup d’autres nécessitent aussi une aide ou un soutien... Aussi, nous sommes tous susceptibles dans nos vies quotidiennes, de nous adresser à un de ces professionnels : enseignants, médecins, infirmiers, psychologues, psychiatres, puéricultrices, assistants sociaux, conseillers en économie sociale et familiale, techniciens de l’intervention sociale et familiales, éducateurs spécialisés, animateurs, etc... Ce que nous leur confions est protégé par l’éthique, la déontologie ou le secret professionnel attachés à ces métiers. Or, aujourd’hui, par le biais de plusieurs rapports officiels (rapport Bénisti, rapport Hermange...) élaborés dans le cadre d’un projet gouvernemental de loi « sur la prévention de la délinquance », cette confidentialité est remise en cause et menacée, car toute personne s’adressant à l’un de ces professionnels devrait être fichée (en mairie) en tant que délinquant potentiel et figurerait dans un fichier informatique national... Ces rapports ne comportent aucune mesures pour remédier aux causes économiques et sociales de la délinquance, pas plus qu’ils n’octroient de moyens en matière d’action sociale. A aucun moment, dans les rapports Benisti ou Hermange, - qui ont par ailleurs de forts relents xénophobes - les causes réelles de la délinquance ne sont ni exprimées ni prises en compte.

Il s’agit essentiellement de mesures pour contrôler la population.

Le « Collectif 47 contre Délation et la répression sociale » (le C.A.D.47) appelle donc tous les citoyens, tous les syndicats, tous les partis, toutes les associations, tous les professionnels de l’éducation, de la santé, du travail social, à se solidariser et à nous rejoindre pour lutter contre ces dérives sécuritaires, coercitives et liberticides... Ensemble, dénonçons l’amalgame entre le champ social, éducatif, sanitaire, et le champ répressif et sécuritaire et refusons l’obligation de délation qui rend impossible toute politique de vraie prévention et d’accompagnement des personnes. Ensemble, refusons d’accepter cette dictature larvée et manifestons notre volonté d’une démocratie juste et équitable ! Que les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité reprennent tout leur sens dans nos existences...

Nous vous invitons aussi à vous informer sur www.abri.org/antidelation/article755 Agen : Marianne THOMAT 05 53 84 28 91 ou J-Luc CHATAIN jlchatain wanadoo.fr - Villeneuve/Lot : Noelle GOUBAULT 06 83 77 45 01 Imprimé par nos soins ; ne pas jeter sur la voie publique

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