Réunion du collectif des travailleurs sociaux et étudiants de l’Orne du 10 Janvier 2005.

mardi 24 janvier 2006


Une vingtaine de salariés et étudiants se sont retrouvés pour témoigner des dérives en cours. Différents exemples ont été illustrés : participation d’une adjointe de la Mairie d’Alençon à une réunion dans une école primaire sans que les participants ( travailleur social , mère et enfant ) ne soient informés de sa présence. Interventions du type « parlez- vous l’arabe chez vous ? » copie conforme des propos de BENISTI .

Plusieurs témoignages sur des signalements des travailleurs sociaux d’enfance en danger (du domaine du civil) qui arrivent au commissariat. Le collectif va demander des conseils au membre du syndicat de la Magistrature sur la légalité des faits recensés.

Interrogation sur la multiplication de stages parentaux par une association ACJM où les intervenants sont des juristes sans formation éducative ?

Tendance à la remise en cause des pratiques de la pédo- psychiâtrie par un dépistage précoce à l’aide de théories et pratiques essentiellement comportementalistes avec pour réponse le développement de la pharmacologie (Ritaline) pour les enfants dits hyper-actifs ( symptôme devenant signe d’une maladie et non expression d’une souffrance humaine).

Contrôle accru des demandeurs d’emploi.

Tous les témoignages (travailleurs sociaux, éducation nationale , pédo-psychiâtrie ) concordent sur la remise en cause des fondements éducatifs et l’instrumentalisation sécuritaire de nos professions en lien avec le nouveau rapport BENISTI ( base du nouveau projet de loi de prévention de la délinquance) présenté à Nicolas SARKOZY.

Les membres du collectif ont exprimé le souhait que le collectif s’élargisse à d’autres associations et aux autres corps professionnels ( éducation nationale, PMI , associations de parents....) qu’il n’y a pas de fatalisme et qu’il est encore temps de réagir.

Les décisions

- Organiser une soirée débat à partir d’un film ( 1984 ou autre...)
- Invitation d’un membre du syndicat de la Magistrature à la prochaine réunion.
- Interpeller tous les employeurs sur les politiques liberticides et le projet actuel remettant en cause les fondements éthiques de nos professions.
- D’informer l’ensemble du personnel de l’éducation nationale par le biais des bulletins syndicaux.

Les membres du collectif de l’Orne en attente d’une initiative nationale demandent que rapidement le COLLECTIF NATIONAL UNITAIRE avec toutes les forces syndicales et associatives appellent à une journée nationale d’actions. Il y a urgence d’agir.

Prochaine réunion du collectif Mardi 14 Février à 18H (maison des associations Rue étoupée à Alençon)

Le collectif est soutenu par : AC ! ; ANAS ; CGT ; FSU ; SUD santé sociaux ; SUD éducation