Réunion du 13 février 2006 Compte Rendu

Collectif 85 contre la Délation et la Répression Sociale

dimanche 26 février 2006


- Présent(e)s, organisations représentées : Anthony, ATTAC, Collectif contre la précarité, David, CGT, LDH, Marie-Luce, PCF, Union syndicale Solidaires - SUD CT. - Personnes, organisations, excusées : ANAS, Annie (SUD Santé sociaux), Marie-Françoise (PCF), Martine (Collectif contre la précarité), No pasaran, SUD Education et Santé sociaux.

Avancée du plan de « prévention de la délinquance »

A la faveur de la révolte de l’automne dernier dans les quartiers pauvres, Sarkozy a remis en décembre au Premier ministre, pour arbitrage, la dernière version de son projet dit de « prévention de la délinquance » (consultable sur le site : http://www.abri.org/antidelation ). Ce texte est encore pire (Toujours plus fort avec Sarko !) que son avant-projet de loi de 2003-2004, qui est repris quasi in extenso, puisque de nouvelles mesures répressives y figurent . Le 20 janvier, de Villepin a installé le Comité interministériel de prévention de la délinquance, composé de 9 ministres, notamment ceux de l’Intérieur, de l’ Education, de la Cohésion sociale, de la Justice et de la Santé. Le comité est chargé - sur la base des 131 articles du plan Sarkozy - de « la poursuite de la préparation » de dispositions législatives « qui pourront être débattues à l’occasion de plusieurs textes de loi au cours des prochaines sessions », et de « proposer avant l’été les mesures à effet rapide - textes réglementaires, instructions aux services, réforme d’organisation - (...) » (source : http://www.maire-info.com). Le projet de loi de Sarkozy va donc être « saucissonné », dispersé dans plusieurs lois et actes réglementaires. Cela n’enlève évidemment rien à la nocivité de l’ensemble mais cela traduit l’embarras, pour ne pas dire de plus, des gouvernements Raffarin et de Villepin face au refus et à l’opposition suscités par ce projet liberticide, notamment chez les travailleurs sociaux très attachés au secret professionnel. Comment expliquer autrement le fait qu’alors que de nombreux projets gouvernementaux sont imposés en force et à toute vitesse, comme le CPE, plus de 2 ans après son annonce, le projet de « prévention de la délinquance » n’a toujours pas vu le jour ? La résistance des citoyen(ne)s n’est pas vaine ! Continuons !!!

 Mobilisation du 22 mars 2006

Le Collectif National Unitaire (CNU) appelle ce jour-là à une journée d’action nationale, avec manifestation nationale à Paris. Compte tenu notamment, que la manif départementale du 14/12/2004 a rassemblé 200 personnes, pour 8 participant(e)s vendéen(ne)s à la manif nationale à Paris du 03/02/2005, le collectif décide ( à l’unanimité ) d’appeler

 les intervenants sociaux à la grève (préavis déposé pour la journée),  les citoyens déterminés à défendre les libertés fondamentales,

Pour le respect de la dignité des personnes et du droit à la vie privée, Pour une réelle prévention et l’ abandon du plan de « prévention de la délinquance »

au Rassemblement départemental, devant la Préfecture, à la Roche-sur-Yon, le Mercredi 22 mars 2006 à 17H00.

Prochaines dates du collectif

-  Lundi 27 février à 18H15, dans les locaux de Solidaires à la Bourse du Travail de la Roche-sur-Yon, réunion de préparation de la mobilisation du 22 mars :

Finalisation du tract d’appel, prises de contact avec d’autres organisations susceptibles d’appeler, appel aux organisations composant le collectif pour financer le tirage du tract, modalités de diffusion de l’appel, dépôt des préavis de grève,...

- Lundi 13 mars à 18H15, même endroit, conférence de presse du collectif :

Appel est d’ores et déjà fait aux organisations composant le collectif pour qu’un(e) représentant(e) de leur organisation soit présent(e).

Ce projet est une honte ! « Mettons le paquet » le 22 mars !!!

Philippe, SUD Collectivités Territoriales Solidaires 85.


1 Message

  • Réunion du 13 février 2006Compte Rendu

    16 mars 2006 11:04, par Droit Au Logement

    Halte aux expulsions, un logement pour tous !
    Manifestons samedi 11 mars, à 14h place du Châtelet

    Cette année encore, à partir du 15 mars, des milliers de ménages vont être jetés à la rue par la force, et près de 140 000 autres vont recevoir un jugement d’expulsion.
    La situation se dégrade car les loyers n’ont jamais été aussi élevés, les locataires ne peuvent plus suivre, d’autant que la précarité, la pauvreté salariale et le chômage progressent. Pourtant le gouvernement continue à favoriser les propriétaires bailleurs privés.
    Les spéculateurs aussi expulsent massivement, pour congés, lors de ventes à la découpe, ou lorsque les locataires ont un statut précaire.
    Cherchant à mettre sur le dos des victimes, les incendies meurtriers de 2005 à Paris, Sarkozy avec l’appui du gouvernement, s’est lancé en septembre dans la chasse aux squatters et aux mal-logés. La mobilisation croissante des expulsés, du voisinage et des organisations solidaires l’ont contraint à renoncer et a conduit au relogement de la plupart des expulsés.
    L’expulsion est une violence qui jette les gens dans la spirale de l’exclusion et de la grande précarité, c’est injuste alors que notre pays n’a jamais été aussi riche.
    Nous appelons à faire échec aux expulsions, dans les quartiers, et à créer partout des réseaux anti-expulsion. Il suffit par exemple d’être une dizaine de personnes pour s’opposer pacifiquement et efficacement à l’expulsion.
    Il est toujours possible de lutter pour rester dans les lieux, ou être relogé décemment, même après l’expulsion.

    • Pour l’arrêt immédiat des expulsions, et le relogement
    • Pour la construction massive de vrais logements sociaux et la mobilisation dans ce but de tous les patrimoines fonciers et immobiliers publics, dont ceux de l’Etat.
    • Pour le gel des loyers et des charges, et la revalorisation des allocations logement
    .• Pour la réquisition et la réhabilitation des logements vacants, pour enrayer la spéculation immobilière, foncière et les ventes à la découpe, pour le relogement immédiat des habitants d’immeubles et locaux dangereux et insalubres .
    • Contre la marchandisation du logement social : gel des démolitions, arrêt de la vente des logements sociaux, blocage de la déréglementation des loyers HLM, de la remise en cause des modes de financement (livret A), arrêt de la privatisation des bailleurs sociaux, de la mise en cause du statut des HLM et de leurs locataires, retour à la vocation sociale de tous les logements publics (SCIC..).
    • Pour la création d’un service public du logement, géré démocratiquement, disposant de financements prioritaires de l’Etat, pour loger chacun et chacune décemment, assurant la mise en œuvre du Droit au logement.
    •Pour la mise en place d’un droit au logement opposable, pour tous, engageant la responsabilité de l’Etat
    Premiers signataires :,AC !, ACDL, AIC, AITEC, APEIS, ATMF, ATTAC 92, CAL, CCSA, CNL, CNSP, CDSL, Coordination Anti-Démolition, Collectif des Locataires Découpés, Collectif des Travailleurs Sociaux Parisiens pour le Droit au Logement, Collectif logement 3e, Collectif des 1000 de Cachan, Collectif de défense et de promotion de logement « Les Mureaux Val de Seine », Collectif Féministe pour l’Egalité, Collectif Logement 95 Est, Collectif des Sans Papiers du 19ème, COPAF, DAL, Dd ! !, FASTI, Fédération CGT des services, GLAC, LDH région IdF, MNCP, MRAP,
    No-Vox, UD CGT 75, Union Solidaires,
    Ainsi que : Alternatifs, CACR, La Commune, LCR, LO, PCF, Verts Paris ...