Reproches, reproches, reproches pour les exclus ! ! !

mercredi 24 mars 2004


Reproches, reproches, reproches pour les exclus ! ! !

France que penses-tu de ceux et celles qui cachent tes travailleurs sociaux ? Eux, les exclus de tous les discours, les exclus de la parole médiatisée, les exclus de la parole écoutée et entendue étaient des milliers dans les rues de tes villes ce 17 mars 2004.

Reproche leur est fait de ne pas écrire, de ne pas dire, alors qu’ils témoignent quotidiennement dans tous leurs rapports et à partir de tes entrailles institutionnelles ; sur ces sites et ailleurs ; des réalités de la vie de l’Homme que tu aimes respecté dans ses Droits.

Reproche leur est fait de ne pas s’unir, de se laisser faire, de laisser taire et faire. Reproches, reproches, reproches pour les exclus ! ! !

Que s’est-il passé ce 17 mars ?

Ton appel a rejoint des milliers d’entre nous. Individuellement nous l’avons entendu. Collectivement présents au pays nous avons manifesté que nous sommes ensemble en marche. Nos voix se sont unies pour huer, renvoyer la « Honte » vers qui de droit.

France que penses-tu de ceux et celles qui cachent tes citoyens fragilisés ? Les défavorisés doivent-ils avoir honte d’avoir besoin de Droits pour vivre et survivre ? Doivent-ils avoir honte d’avoir besoin de l’aide des travailleurs sociaux ? Que subiraient-ils aujourd’hui si le droit à la vie privée leur était ôté ?

Reproche leur est fait d’être précarisé, d’être en difficulté, d’être défavorisé. Reproches, reproches, reproches pour les exclus ! ! !

Nous ne sommes pas des métiers honteux. Etre citoyen de Droits n’est pas honteux. Avoir besoin d’une France humaine et solidaire n’est pas honteux.

La honte appartient à ceux et celles qui cachent leurs démissions d’être aux autres égaux, fraternels et libres. La honte appartient à ceux et celles qui veulent utiliser en République la force d’Etat du travail social contre la vie individuelle, intime et privée. La honte appartient à ceux et celles qui se taisent et nous taisent.

Huons, huons, huons, donc enfin tous ensemble cela, et ne cessons pas avant que la honte retourne vers ceux et celles qui n’ont de cesse de la fabriquer et de nous cacher.

Nous sommes debout et fiers, fières, comme le sont nos métiers d’être...aux côtés de ceux et celles qui ont le Droit d’être protégés par la France du plus grand respect fière de nous et de nos métiers.

Nos marches amèneront ce passage. Invitons.