Rapport BENISTI - future loi de prévention de la délinquance ?

« Une vision humaine de la jeunesse »... ?!

jeudi 13 janvier 2005, par Emmanuel

Vous trouverez ci-dessous le rapport BENISTI député UMP, président de la commission prévention du groupe d’études parlementaires sur la sécurité publique présidé lui et par ESTROSI et qui a été remis à Dominique de Villepin en novembre 2004


Voir en ligne : Ce rapport se trouve sur le site de Jacques-Alain BENISTI

ce document est en trois parties

1) le texte lui même : sa lecture suffit pour comprendre que les députés UMP poussent à la roue dans le sens de ce que préconisait SARKOZY : stigmatisation des jeunes surtout issus de l’immigration. avec une prévention commençant dès l’apprentissage du langage !!! remise en cause du secret professionnel, psychiatrisation, internats...tout y est !

Même s’il ne s’agit pas du projet du gouvernement, le discours de De Villepin aux préfets reprend bien tous les éléments de ce rapport.

Quelques morceaux choisis :

- « La politique de prévention doit remplir un objectif d’efficacité qui passe par le renforcement des échanges d’information entre les différents acteurs qui entourent les jeunes : les parents, le corps enseignant, les éducateurs, les élus locaux, la police.... » (p 5)

- « Seuls les parents, et en particulier la mère, ont un contact avec leurs enfants. Si ces derniers sont d’origine étrangère, elles devront s’obliger à parler le Français dans leur foyer pour habituer leurs enfants à n’avoir que cette langue pour s’exprimer » (p 9)

Si cette mère persiste à parler « l’étranger »
- « l’institurice (sic) devra alors passer le relais à un orthophoniste... » (p 10) [1]

- « Entre 13 et 15 ans [...] si des faits délictueux apparaissent à cet âge[...] le jeune devra quitter le mileu scolaire traditionnel et rentrer dans la filière d’apprentissage d’un métier dès la fin de l’école primaire » p 11 [2]

propositions de la commission BENISTI

- "Placer au coeur de la nouvelle politique de prévention les maires des communes afin qu’ils soit le responsable local de cette politique
- redéfinir la notion de secret professionnel
- revaloriser les filières telles l’internat....
- ouvrir les maternelles aux pédopsychiatres[...] afin de détecté(SIC) le plus tôt possible tout trouve (? sic) ou difficultés de l’enfant" (p19-20)

Nos bons députés veulent apprendre aux enfants à parler le français, mais ont bien du mal à l’écrire eux-même - A croire que les rédacteurs n’écoutaient pas trop à l’école ! Sont-ils délinquants ? Ne faudrait-il pas faire appel à un pédo-psychiatre ?

2) vous trouverez en page 21 le compte-rendu des ’’personnalités reçues’’ qui complète le tableau

3) La dernière partie de ce rapport est tout à fait intéressante (p 37). Jacques-Alain Benisti a trouvé judicieux d’adjoindre à ses idées lumineuses de café du commerce le rapport de la société PJC-Conseil. Cette société du Luberon - zone à risque - « partenaire d »AREVA« (société inscrite dans la filière du nucléaire) estime pertinent d’intervenir sur la prévention de la délinquance car »partant de l’expérience dans l’analyse et la lutte contre les actes de malveillance [3], PJC-CONSEIL a développé une méthode similaire applicable au domaine civil, notamment pour la lutte contre l’insécurité et le sentiment d’insécurité." La société PJC qui nous décrit notre société en guerre propose donc comme mesure contre la délinquance juvénile la protection de l’enveloppe des batiments, des postes de video-surveillance, un eclairage extérieur (autour des batiments, à l’intérieur des magasins) et des systemes anti-intrusions.

Voilà donc ce sur quoi Mr De villepin va s’appuyer pour établir son projet de loi de prévention de la délinquance. Voilà, ce sur quoi, il lance sa campagne de médiatisation. Voilà comment il a décidé de traiter les problèmes du chomage, de l’intégration.

La mobilisation des enseignants, des travailleurs sociaux, de tous citoyens demeure plus que nécessaire pour refuser les exactions et les projet de ce gouvernement qui n’a que mépris envers tous

Documents joints


Notes

[1] NDLR - retour au 19° siècle - Ce n’est plus la chasse au breton ou à l’occitan qui est ouverte, mais celle de l’arabe ou du laotien

[2] plus question de considérer que des jeunes ayant des difficultés, ont le droit au même enseignement que les autres

[3] NDLR - dans le domaine nucléaire

19 Messages de forum

  • Vous n’avez rien compris à ce rapport, en fait c’est le script d’un sketch comique ! Nous verrons bientôt un nouvel humoriste sur les planches...L’orthographe et la syntaxe ,à elles seules, valent le détour.Comme il dit, le gars, c’est le « patois du pays » !

    • Saint-taxe priez pour M. Benisti !!!

      • Au-delà du risible de ce rapport dont les fautes d’orthographe manifestent le peu de respect que l’auteur peut avoir pour sa propre langue maternelle et pour ses lecteurs, au niveau linguistique, ce rapport pose AU MIEUX la question de la langue en matière d’intégration...

        Qu’au sein du cercle familial, l’enfant apprenne et s’impreigne d’une autre langue que le français est-il une chance ou cette situation de bilinguisme « cercle familial » vs. « société » entraîne l’enfant vers l’échec scolaire et la délinquance ? Et si on parlait des familles où l’anglais est parlé à la maison...

        Issu d’un quartier populaire, je constate avec amertume, le peu de crédit$ et d’actions entreprises par le FAS et bien évidemment par d’Education nationale en faveur des jeunes primo-arrivants. Un exemple CONCRET : un jeune turc arrive en France avec ses parents, 15 ans, très bon niveau scolaire en Turquie (notamment en math), une soif d’apprendre colossale. Au final : direction une classe de SECPA... au motif suivant : il ne maîtrise pas la langue !!! Quant aux moyens pour ces gamins, UNE prof de secondaire (ne parlant aucune autre langue que le français) 8 heures par semaine !

        Alors une autre question : doit-on faire comme au Canada, c’est à dire obliger les nouveaux arrivants à suivre des cours du soir pendant une année complète pour apprendre la langue officielle du pays ? Les français sont-ils prêts à s’investir pour que les migrants soient fiers de leur pays d’accueil ?

        Au final, si à mon avis la langue est importante au moment de l’arrivée de ces mômes sur le sol français, ensuite, commme le disait Zebda : "INTEGRER ? JE LE SUIS... Où est la solution ?

  • Monsieur Benisti,

    J’ai bien lu votre rapport. C’est un rapport généraliste et n’est pas une étude scientifique et réfléchi. Je trouve qu’il n’y a aucun rapport (en tout cas très loin d’être direct) entre la délinquance et la langue parlée dans une famille étrangère. Je vais vous dire pourquoitout en parlant de mes expériences personnelles qui, contrairement à la démagogie basée sur la superficialité abstraite, sont concrètes :

    En tant qu’une personne étrangère qui ai fréquenté (en France et en Iran) beaucoup de familles iraniennes résidantes à l’étranger (Que ce soit en France ou dans d’autres pays étrangers : USA etc...) , jusqu’ici je n’ai rencontré que des enfants brillants et très réussis sur le plan professionnel. Ils occupent des postes de haut niveau dans les sociétés et n’ont aucun problème d’intégration. Pouratant ces enfants parlent et maîtrisent les deux langues (le persan ainsi que la langue du pays d’acceuil) parfaitement.

    A mon avis c’est une grave erreur de retirer la langue maternelle qui fait partie intégrante de la personne immigrante, sauf si on veut vraiment anéantir son identité. Ce qui serait un danger.

    Cherchons un peu, la cause de la délinquance, dans d’autres phénomène de la société (l’injustice, précarité etc...) que la langue, non ?

    I. B.

    Espèce de Linguiste

  • Article peu convaincant

    4 février 2005 10:41, par Anabase

    Je n’ai pas encore lu le rapport Benisti et je m’y atteler sans tarder.
    En revanche, l’article d’« Emmanuel » qui lui est consacré n’est pas très convaincant, c’est le moins que l’on puisse dire, sur la nocivité de ce rapport :
    Sur l’« échange d’information » (p.5) :
    => où est le problème ? que les differents acteurs impliqués dasn la préventions se parlent et échangent des informations, est-ce vraiment une atteinte insupportable aux droits humains ? Ou est-il préférable que chacun agisse dans son coin, tirant à hue et à dia ?!

    Sur la question de la langue :
    =>Et alors ? Autant il me semble irréaliste de prétendre obliger les mères (pourquoi elles-seules, d’ailleurs ?) à parler français, autant il est légitime qu’un enfant habitant en France maîtrise le français. C’est d’ailleurs ce qui se fait au Canada, où les primo-arrivants doivent suivre des cours de langue ! Adopter la langue de son pays d’accueil, quelle intolérable atteinte à la dignité !!!!!!!!

    Je remarque également que si la critique est aisée, la proposition se fait en revanche plus rare : qulles solutions nos beaux esprits tels qu’« Emmanuel » suggèrent-ils pour la prévention de la délinquance ?

    Voir en ligne : Rapport Benisti

    • > Article peu convaincant 4 février 2005 13:34, par thierry

      évidemment que la critique est aisée ... mais ces propositions sont provocantes :
      - parler français : les moyens pour ceux qui le souhaitent sont quasi inexistants, avez-vous une idée du nombre de demandeurs d’emploi en attente de formation FLE (si vous ne connaissez pas, renseignez-vous !)
      - parler français : ne touche-t-on pas à l’individu même, à sa vie privée,
      au nom de quoi, rajouterons nous de nouvelles contraintes à des personnes déplacées volontairement ou pas !
      est-ce un exercice tellement difficile de se mettre à la place d’une telle personne, imaginer sa situation
      - parler français : je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que
      ça ne doit pas être l’anglais ou l’allemand ou ... qui posent problème ?
      - apprentissage : brandi comme une punition !! exclure dès la fin du primaire n’est-ce pas en contradiction avec l’obligation « parler français »

      Voir en ligne : http://www.abri.org/antidelation/ar...

    • > Article peu convaincant 4 février 2005 17:58, par Françoise

      Je suggère à Anabase de lire d’abord le rapport Benisti avant de faire aussi légèrement la critique de l’article qui en citait quelques extraits. C’est en effet dans son ensemble que ce texte est atterrant : l’accumulation de préjugés dignes des pires périodes de notre histoire, et de solutions rien moins que fascistes fait frémir, surtout venant de gens censés avoir une relative culture et des responsabilités d’élus.
      On est partagé entre l’incrédulité, le fou rire et l’indignation : c’est celle-ci qui l’emporte car, apparemment, il ne s’agit pas d’une plaisanterie !

    • > Article peu convaincant 14 février 2005 15:41, par OnoSendai

      En effet, attelez-vous à le lire sans tarder...
      Il préconise, par exemple, que les parents d’origine étrangère s’obligent « à parler le Français dans leur foyer pour habituer les enfants à n’avoir que cette langue pour s’exprimer »

      C’est le « que » qui fait débat...

      C’est un exemple, mais les soixante pages de ce petit bijou sont pleines de moments réjouissants... Je ne resiste pas au plaisir de vous signaler par exemple le graphique de la page 7, intitulé « COURBE EVOLUTIVE D’UN JEUNE QUI AU FUR ET A MESURE DES ANNEES S’ECARTE DU « DROIT CHEMIN » POUR S’ENFONCER DANS LA DELINQUANCE ».

    • Article peu convaincant 1er avril 2006 23:09

      Moi, je l’ai lu, ce rapport, et je ne le trouve pas dénué de bon sens. Pourquoi parler français ? Simplement parce que nos lois ne sont pas écrites en langue étrangère et que pour se prémunir contre les erreurs qui mènent en prison, les parents d’origine étrangère comme leurs enfants seraient bien inspirés d’apprendre notre langue, comme beaucoup d’entre vous, critiques en tous genres, qui ne savez aligner deux lignes de mots sans faute d’orthographe ou de grammaire. Par ailleurs, je suis entièrement d’accord sur le fait que toute personne qui s’égare, quel que soit son âge, soit remise dans le bon et droit chemin. En France, nous vivons en Société et avons tous des responsabilités dans l’évolution de cette délinquance. J’ai discuté avec des enseignants qui subissent chaque jour ces écarts de comportement. Ils sont conscients que le suivi des élèves de la maternelle au collège n’est pas suffisamment assuré.
      Alors pourquoi critiquer une action qui va dans ce sens ?

  • je suis étanger j’aimerais bien que ce Ben isnti nous dise qu’il est le rapport entre : parler français et être français « second citizen », sachant bien que des « combantant de trés haut rang » parlent français et « patois de leurs pays » à la fois, subissent une DISCRIMINATION de « haut rang » trés civilisée. Mon patois à moi c’est l’anglais américain. vous croyez que je changerais mon patois contre ton patois faut pas réver MAN. faut peut être parler anglais avec les anglais. le frankais is incomprehensible.

  • j’ai lu le rapport benisti on est abasourdit on se demande si ces gens ont tous leur tête ou si c’est des fous furieux je crois que c’est vraiment eux qui releve de la psychiatrie s’en prendre aux bambins des maternelles c’est vraiment des cinglés

  • > Rapport BENISTI - future loi de prévention de la délinquance ?

    21 février 2005 21:53, par Djamel BOURICHE

    je suis pédopsychiatre, mes parents sont analphabètes et ont parlé l’arabe dialectal à la maison avec leurs enfants ; cherchez l’erreur et appelez Benisti ou la police.
    je suis sidéré qu’un texte aussi mal écrit avec autant de préjugés et de stigmates contre les étrangers ait pu arriver sur le bureau du ministre de l’intérieur qui se vante d’être un adepte de la belle littérature et du modèle républicain.
    Depuis quand les instituteurs ont ils les compétences pour faire de la clinique infanto-juvénile alors qu’il faut plus de 10 ans pour former un médecin pédospychiatre ? je n’irai jamais dans une école pour faire cet enseignement car ce n’est pas ma place et le risque de stigmatisation n’en serait qu’amplifié.
    Concernant la levée du secret professionnel du corps social, nous allons bientôt avoir celui du corps médical qui suit ces enfants et adolescents en difficultés et en souffrance psychologique.
    Les jours noirs de Vichy sont ils de retour ?. La délation nous permettra peut être de gagner une place au paradis ou..... en enfer.
    je suis vraiment très en colère contre tant de bétises humaines concentrés en quelques pages.
    Nous travaillons dans une zone sensible et nous voyons surtout la pauvreté et la précarité qui ne fait que s’aggraver depuis 10 ans et plus particulièrement dans les familles migrantes qui cumulent le racisme, la xénophobie, le chômage, l’habitat insalubre, la non accession au satut de citoyen et vous venez nous évoquez le travail préventif nécessaire pour diminuer la violence et la déviance sociale ; Que les politiques donnent des moyens adaptés pour ces familles. Est-il normal que certaines écoles soient de véritables ghéttos où la seule personne blanche soit l’instit, est il normal qu’avec l’évolution de la famille on n’évoque pas la monoparentalité autrement en permettant que ces femmes puissent aller travailler en laissant leurs enfants dans des structures de proximité comme des crèches ou des haltes garderies etc.... . Certaines familles se dépatouillent avec quatre bouts de ficelles pour que leur progéniture puisse exister et réussir scolairement. La réussite n’est pas toujours au bout mais ainsi va la vie.
    je vous laisse et Inch’Allah nous arriverons à éviter le pire.
    Djamel BOURICHE Marseille

    • J’ai lu le rapport. Bien que truffé de fautes de français, le fond du texte ne me semble pas dénué de bon sens. Nous avons fermé les yeux pendant 40 ans face à l’évolution des générations des Français d’origine étrangère. Nous avons oublié de les prendre en charge pour les aider à s’intégrer dans un pays d’accueil et éviter ainsi un choc de culture. Notre langue, nos lois, notre culture, nos règles de vie et nos règles politiques auraient du être enseignées pour éviter le schisme maintenant trop visible.
      Un texte, un projet est toujours criticable. Il faut lui apporter des modifications pour l’améliorer. Extraire des morceaux choisis pour les lapider sur la place publique, n’aborder un projet que par l’aspect négatif sont des méthodes qui ont eu cours pendant vingt ans et ne sont pas dignes d’une organisation fédératrice.
      Je vous conseille de relire le texte en l’appréhendant par son côté positif et par ce qu’il peut apporter de mieux à notre société Ca va vous changer.

    • Je suis née en France mais d’origine espagnole.Je suis membre d’Amnesty International.Le rapport BENISTI baffoue les droits de l’Homme.Je suis enseignante et très choquée que les classes pour les enfants primo-arrivants dans lesquelles ils pouvaient apprendre le français facilement sont peu àpeu supprimées alors que l’on aurait dû en créer davantage !Il faudrait resoudre les problèmes de la misère des gens dans le Monde.

  • > Rapport BENISTI pour une France béni oui oui

    6 mars 2005 19:13, par rezki

    Bonjour, je suis français d’origine algérienne : je parle français et berbère. Donc, je suis un délinquant potentiel et je ne m’en rend pas compte. J’ai des diplômes et tout et je suis journaliste. Non seulement je n’ai jamais parlé français à la maison, mais en plus on est tous bilingues. Mon rêve, épouser une femme qui ne parle pas la même langue que moi, apprendre sa langue, elle apprendrait les miennes. Cela s’appelle la tolérance.

    Voir en ligne : le site d’un délinquant trilingue

  • Qu’une équipe de travail soit nécessaire pour publier un rapport comme celui-ci d’accord, mais sur certains paragraphes on a l’impression qu’il s’agit d’une personne unique... en espérant que cela ne soit pas un de nos députés qui puisse s’exprimer ainsi !

    Quand en plus les mots ’adolescent’ dès 10 ans est utilisé dans partie constat de la délinquance, pour ne retenir que le mot ’enfant’ pour les solutions préconisées, le discours est orienté pour un effet visuel médiatique comme la superbe et inutile courbe indicative de déviance.

    J’aime à penser qu’un homme (rapport + réponse au CNU) fâché avec les traits d’union se retrouvera seul au bout du compte et surtout incapable de joindre la pensée aux actes.

  • Ce n’est pas très joli joli d’écrire : « Si cette mère persiste à parler »l’étranger«  », cela donne l’impression que l’expression « parler l’étranger », qui est horrible en soit, existe au sein de ce rapport, par ailleurs odieux et inacceptable.

    Votre combat est juste mais attention à la manipulation, cela tend plus à vous discréditer qu’autre chose.

    Voir en ligne : Rapport BENISTI ... ou le retour des déterminations ethnico-sociales sur la criminalité

    • Bonjour,
      Désolé de vous avoir choqué avec ces termes, la volonté n’est pas non plus à la manipulation, mais simplement d’ironiser sur les idées sous-jacentes de ce rapport.
      Etranger est à prendre dans son sens premier de celui qui est étrange, donc inquiétant, le rapport de mr Benisti suinte de ces idées basiques.
      Par ailleurs, nul besoin de manipulation ! Benisti parle de lui-meme dans ce rapport ou je vous renvoie également à la lecture de l’interview accordée à Afrik.com que nous avans reproduit ici : Benisti persiste et signe
      Là, je n’ai plus envie d’ironiser.......

    • Vous parlez de l’arabe et du laotien, deux langues pointées du doigt par des gens comme Benisti. Il se trouve aussi que le kurde et le berbère sont deux langues à qui on mène la vie dure dans leurs pays d’origine (Turquie pour le premier, Maroc, Algérie, Mali et Niger pour le seoond), mais qui oont parlées en France. Le rapport Stasi a d’ailleurs recommandé d’enseigner le berbère et le kurde. Benisti, c’est le fast food cultrel qu’il nous prépare.
      Je suis originaire d’un pays où ma langue maternelle est exclue, pare que des gens comme Benisti sont au pouvoir : l’Algérie.