REMISE EN CAUSE DU SECRET PROFESSIONNEL DÉLATION IL EST ENCORE TEMPS D’AGIR

dimanche 29 janvier 2006


Comite de veille de l action sociale de basse Normandie Réunion Débat organisée par le comité de veille de l’action sociale de Basse Normandie

Le Jeudi 9 Février 2006 à 20 heures 30 à l’I.R.T.S (Amphi) à Herouville rue guyon de guercheville

Trois ans de politiques liberticides, des décisions qui se prennent de plus en plus au travers de plans d’action ou de dispositifs et non par voie législative semblent avoir émoussé notre capacité de résistance et développé une forme de fatalisme. Nous pensons qu’il est encore temps et urgent de réagir avant que nos métiers ne se transforment en des fonctions de police. Préparatoire au projet de loi de prévention de la délinquance, un nouveau rapport signé Bénisti a été présenté à Nicolas Sarkozy. La courbe de la délinquance du précédent rapport a disparu, l’argumentaire se veut moins caricatural (le tollé au premier rapport avait été général) et empruntant (mal) des références psychosociologiques se fait très démagogique. Mais l’intention reste strictement la même.

Le rapport comprend 24 propositions autour de 4 axes
- « Lutter contre l’éclatement des actions »

- On y retrouve le rôle central du maire, toutes structures socio-éducatives travaillant à l’insertion, sport etc., sommées d’atteindre des objectifs définis et évalués par les CLSPD (Comité Locaux de Sécurité et Prévention de la délinquance) puis par des instances départementales et nationales.

- « Interventions plus précoces contre les discriminations » (!)
-  Exemple proposition 16 : responsabiliser les maires par rapport à l’ absentéisme scolaire, lesquels seront chargés de contrôler l’utilisation des allocations familiales en cas d’absentéisme. · « Placer l’éducation au centre du dispositif de prévention »
- Ex. : proposition 22 : « suppression des allocations familiales, pour les parents démissionnaires (.) décidée et prolongée par le CLSPD, et les fonds retenus affectés au financement d’une éducation qui aidera la famille » (sic)
- « Protéger les habitants des quartiers difficiles contre les situations à risque »
- Ex. : proposition 24 « redéfinir ( !) la notion de secret partagé entre les travailleurs sociaux et le maire ».

Ces propositions sont profondément inacceptables. Au travers de la transformation de la fonction des maires, de celles des travailleurs sociaux, elles constituent un véritable arsenal de guerre contre les populations en même temps qu’elles remettent en question l’un des piliers fondateurs de la République : la séparation de la police et de la Justice.

Une réunion préparatoire ouverte à toute personne voulant témoigner de pratiques actuelles inquiétantes, se tiendra le 7 février à 18 H à l’IRTS


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