Quel avenir pour le collectif national unitaire ?

L’organisation de le journée de grêve et de manifestation nationale prévue le 3 février prochain suscite le débat...

mardi 18 janvier 2005


Il y a effectivement peu de réaction à l’appel à la grêve et à une manifestation nationale le 3 février... ce qui me laisse à penser que cette journée va tourner au fiasco et que notre crédibilité acquise le 17 mars 2004 va fondre comme neige au soleil.

Quelques questions se posent au sein de notre collectif :

* vous rappelez que cette maifestation nationale était souhaitée en octobre 2004 lors de la réunion des collectifs à Paris. Vous oubliez de rappelez un autre souhait : que le collectif nationale unitaire ne soit plus le collectif d’Ile de France ! Il avait été envisagé la constitution d’un REEL collectif national, constitué de représentants des différents départements. Pourquoi cela ne s’est il pas mis en place ?

* lors de la dernière journée de mobilisation, la grand majorité des collectifs a opté pour des actions locales, et ce à priori avec succés quand on lit les différents comptes rendus. L’idée d’une manifestation nationale avait été rejetée par le CNU et l’un des arguments du collectif nationale était, à juste titre, que nous n’avions toujours pas connaissance du texte officiel. Un mois plus tard vous dites le contraire ! Comment comprendre votre revirement sachant que les arguments et contre arguments avancés sont les mêmes qu’en décembre ? Est ce dû à un changement de leadership syndical au sein du CNU ?

* enfin la question des préavis de grêve. Sans doute que quelques chefaillons en profitent pour embêter quelques salariés, mais cela s’est également passé dans notre département (ce qui rend la situation de la collègue de la sarthe moins anecdotique). De plus l’imprécision des infos a eu une autre conséquence : CGT collectivités territoriales n’avait pas déposé de préavis, ce qui fait que les collègues syndiqués CGT concernés ne se sont pas mis en grêve ce jour là...

Je soumet à tous ces questions et réflexions en espérant qu’un débat s’instaure. L’enjeu est de taille : il en va de la crédibilité des décisions prises par le CNU et donc de l’echo qu’elles peuvent trouver auprés des professionnels. Nicolas


4 Messages de forum

  • > Quel avenir pour le collectif national unitaire ?

    19 janvier 2005 07:00, par Marc

    Oui quel avenir pour le Collectif de Paris ? Pour moi c’est clair, le CNU n’est que le Collectif de Paris. Il n’a aucun mandat des collectifs des départements ou des régions. Alors qu’à Paris se trouvent des représentants d’organisations professionnelles ou syndicales qui ont des mandats nationaux dans leur organisation respective ne change rien. Le CNU n’est que le Collectif de Paris. Ce collectif fait des efforts louables pour récolter des informations, proposer un site où l’on peut tous se retrouver, tenter d’initier des réunions des différents collectifs, rencontrer plus souvent le Ministère par facilité géographique, mais ce n’est pas le Colectif Unitaire des Collectifs.
    Sur les positions du Collectif de Paris, bien sur que je partage en grande partie leurs positions, même si à mon sens nous gagnerions à mieux poser nos argumentations sur un texte précis. Et le « rameutage » qu’à tenté le Collectif de Paris alors qu’il n’y avait aucun texte m’est apparu vraiment limite !! De plus ce Collectif de Paris laisse vraiment une impression de manque de démocratie, de règlements de comptes syndicaux ou d’organisations professionnelles, de rivalités... Mais je peux me tromper, vu de Montpellier, Paris c’est loin à pieds... Le Collectif permet de rassembler au dela de nos appartenances, sinon reprennons nos banderoles et je défilerais dans les rues un coup avec mon syndicat et un coup avec l’ANAS (parce soit dit en passant ils adoptent une position claire et bien argumentée sur le problème qui nous concerne en ce moment).
    Donc les collectifs continuent bien sûr le combat. Maintenant les choses se précisent, le Rapport BENISTI est CONsternant (et même drole parfois)alors que le Collectif de Paris rejoigne les autres Collectifs dans leur mouvement.

    Marc ! assistant social, syndiqué à SUD Santé Sociaux, sympathisant avec l’ANAS très régulièrement et surtout membre d’un Collectif dans l’Hérault.

    • Visiblement notre réflexion n’a pas soulevé beaucoup d’interêt... y compris chez les membres du CNU !
      Cette situation crée du doute dans notre collectif vis à vis du refus du CNU de répondre aux questions qui lui sont posées. Qu’est ce que cela peut il bien cacher ?

      • > Quel avenir pour le collectif national unitaire ? 30 janvier 2005 11:59, par lolo

        réponse à Nicolas : ceux que tu nommes CGT collectivités territoriales n’avait pas posé de préavis : La FD CGT des services PUblics à laquelle snt rattachés tous les syndicats CGT de conseils généraux et mairies a appelé à toutes les journées d’action : 17 03 , 21 04, 14 12 et 03 02 2005. Les syndicats locaux doivent poser leurs préavis car c’est le seul moyen de couvrir une grève. Pour ce qui est de la polémique sur le CNU. Je partage certaines de vos observations. Les orga syndicales sont présentes et représentent leurs syndiqués. par un système de délégation qui est validé en congrès. Donc, pas de problème pour eux. Mais c’est la meme chose pour les associations : LDH, ANAS.. il reste les individuels ou les associations locales. Je veux juste dire qu’en tant que representant CGT, je participe au CNU mais j’habite à LYON. Donc, matériellement, il m’est impossible d’assister à toutes les réunions. Ce sont d’autres representants qui habitent en region parisienne qui assurent la plupart des travaux. Il faut etre réaliste, si en plus tu rajoutes les frais de transport : train pour paris : 120 € à chaque fois, tu vois rapidemant les limites.La démocratie a ses limites ! lolo

        • Lolo,

          il est évident que nous ne pouvons pas nous déplacer à Paris dés qu’une réunion s’organise, mais nous utilisons tous un outil commun d’information, d’échange et de débat : internet ! Pourquoi ne pourrait t’on pas travailler à distance ? Il est possible ainsi de proposer des textes à la réflexion, de faire état de propositions d’action, amender tout cela en fonction des réactions...dans notre collectif il y a peu de syndiqués, la plupart des membres viennent à titre personnel et personne ne nous représente au sein du CNU. Et nous ne sommes pas un département atypique de ce coté là ! Alors utilisons internet au quotidien, le téléphone de temps en temps et des rencontres physiques quand cela est nécessaire (d’ailleurs les syndicats ne peuvent ils pas participer aux frais ?).
          Enfin, je suis content que tu m’ais répondu mais j’ai du mal à saisir pourquoi personne du CNU parisien ne se sente concerné par les questions que nous posons dans ce forum...
          A+
          nicolas