Projet de loi Sarkozy sur la « prévention » de la délinquance : la folie sécuritaire ne doit pas entrer à l’Ecole !

lundi 30 octobre 2006

L’UNL affirme son opposition au projet de loi sur la « prévention » de la délinquance, qui accentue encore les politiques de répression qui ont fait la preuve de leur échec depuis plus de quatre ans.


Le projet de loi sur la « prévention » de la délinquance, proposé par le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy en 2003, qui prend pour cible, entre autres, l’Education Nationale, va être bientôt discuté à l’Assemblée Nationale en deuxième lecture. L’UNL redit son refus de voir l’Education Nationale et ses acteurs soumis à la folie sécuritaire du Ministre de l’Intérieur, et son attente d’une vraie politique de prévention à l’Ecole. Le projet de loi prévoit notamment que les inspecteurs d’académie seront tenus de communiquer au maire les noms des élèves domiciliés dans sa commune et qui ont été avertis pour absentéisme, créant ainsi une sorte de « fichier des élèves à fliquer ». L’UNL s’insurge contre le rôle que l’on veut conférer au maire, alors que les personnels compétents en la matière (Conseillers principaux d’éducation (CPE), assistantes sociales scolaires, etc.) n’ont pas les moyens d’exercer leur fonction, et voient leur nombre de postes aux concours fondre d’année en année (moins 75% en 5 ans pour les CPE). Par ailleurs, l’UNL s’alarme du sort réservé aux libertés individuelles des élèves dans cette loi : surveillés, fichés, condamnés, la « prévention » affichée dans le titre du projet de loi n’est qu’un trompe-l’œil. Avec la création d’un « Conseil pour les droits et devoirs des familles », mesure phare du projet, ce sont tous les professionnels de l’Education, de la prévention et de la santé (enseignants, travailleurs sociaux, etc.) que le Ministre de l’Intérieur souhaite transformer en gendarmes, sous les ordres d’un maire devenu colonel. Tous ces personnels seront incités à donner des informations précises sur des personnes (jeunes, familles, …) en difficulté, qui présenteraient potentiellement un risque de délinquance. Pour l’UNL, il s’agit là de consacrer la pratique de la délation, au mépris du respect des libertés de chacun, et au mépris du travail d’accompagnement que pourraient effectuer efficacement ces personnels si seulement on leur en donnait les moyens. Si les acteurs de la vie éducative et sociale ne portent ni matraques ni képis, c’est pour une bonne raison : ils n’ont pas vocation à être des policiers. Si les jeunes en difficulté ne doivent porter ni numéros de matricule, ni uniformes rayés, c’est également pour une bonne raison : ils n’ont pas vocation à être considérés comme des criminels. Pour l’UNL, loin des propositions démagogiques et de façade, la solution ne peut aujourd’hui se trouver que dans l’Education et la prévention. Pourtant l’Education ne semble pas intéresser ce gouvernement, qui lui a porté des coups toujours plus durs depuis quatre ans, jusqu’à organiser son démantèlement, dans le budget 2007. L’UNL affirme que la situation ne pourra pas s’améliorer tant que l’on ne donnera pas aux personnels compétents les moyens de travailler. Travailleurs sociaux, enseignants, surveillants, conseillers d’orientation, sont méprisés par le gouvernement, leurs effectifs sans cesse réduits, alors que ce sont les meilleurs interlocuteurs pour les jeunes en difficulté dans leurs établissements scolaires. L’UNL réaffirme donc qu’elle restera mobilisée contre ce texte de loi autant qu’il le faudra. L’UNL appelle les lycéens ainsi que l’ensemble des citoyens à se mobiliser dès maintenant contre le projet de loi de « prévention » de la délinquance.

Floréale Mangin, Présidente de l’UNL

Contacts : Floréale Mangin : 06 82 66 58 62 ; Quentin Grivet, Secrétaire Général : 06 08 91 72 54 ; Maud Briset, Secrétaire Générale Adjointe : 06 86 10 71 67.


2 Messages de forum

  • juste une question. Ne peut on pas être particulièrement inquiéts de la mise en place concomitante des projets « réussite éducative » de la loi égalité « des chances » ? Y a t il une mobilisation face à ces projets qui parfois intégrent des fichages ?
    projet prevers puiqu’ils ne donnent pas de moyens supplémentaires pour les services publics (éducation, services sociaux), mais permet aux Villes par l’Etat de financer certaines associations qui perdaient leurs subventions depuis peu ( 500 euros pour le "suivi d’un jeune par exemple)
    préfère ne pas laisser mon mail perso sur le site. ok pour l’administrateur

  • NICE : TERRITOIRE/LABORATOIRE TOTALITAIRE CRIFO/SARKOZIEN !...

    10 novembre 2006 17:13, par Daniel Milan

    Nice : Territoire/Laboratoire totalitaire Crifo/Sarkozien…

    A Nice, tout y est toujours pire qu’ailleurs en matière de répression à l’égard de tout opposant au système totalitaire…

    Un système entre les mains d’un Procureur en place depuis huit ans à Nice qui dirige et organise d’une main de fer, toute répression contre les opposants pour tenter de les faire taire…

    Sa venue a fait taire toute rumeur de pédophilie et de suspicion franc-maçonne affairiste touchant certains milieux…

    On l’a dit opposé à la Franc-maçonnerie des affaires, mais entretient d’excellentes relations avec la Franc-maçonnerie idéologique pro-sioniste du Grand-Orient de France… et est de tous les dîners du Crif régional…

    Il est aux ordres des polices de la pensée qui en France émettent des lettres de cachet…

    Il est à l’origine des conditions de mon interpellation le 1er octobre 2001, par des policiers de Nice, et de ma mise en garde à vue 48 heures, pour un commentaire antisioniste et anti-américain…

    Une « interpellation » exécutée en violation du droit, des droits et des droits de l’homme et 48 heures de « garde à vue » durant lesquelles, je subirai humiliations, tabassages, tortures et prises de photos anthropométriques et d’empreintes digitales, sur demande du procureur de la République de Nice, Eric de Montgolfier, comme me l’ont affirmé les zélés policiers de la cité des Moulins, dont le chef a été promu capitaine par Sarkozy en 2003, lors de son passage à Nice, où il a assisté au Dîner du Crif, auquel était présent le procureur…

    Un procureur qui m’a fait inculper pour « rébellion » pour « justifier » mon interpellation et qui a classé « sans suite » ma plainte contre les policiers tortionnaires…

    C’est aussi sur la base des réquisitions prises par ce procureur que ma plainte avec constitution de partie civile, déposée par la suite, qu’une ordonnance de non-lieu (confirmée en appel) a été prise par le juge Dorcet (considéré par une enquête de l’Inspection judiciaire, comme un proche du procureur Eric de Montgolfier), sur la base d’un « faux en écritures publiques » (Imputation d’une fausse date à un certificat médical authentique constatant les traces de tortures subies, pour l’écarter du dossier !)…

    C’est aussi à l’instigation de ce procureur que j’ai été de nouvelles fois, en juin 2003 et en septembre 2004, interpellé et mis en garde à vue sous deux prétextes : en juin 2003, pour « outrage à la justice » et « dénonciation calomnieuse » (Je réclamais… « justice » devant le Palais de Justice armé d’une chaise et de pancartes…

    Puis, en septembre 2004, pour « outrages envers la police et les magistrats » pour avoir apposé des autocollants en ville comportant une photo de mes traces de tortures (une partie) avec la mention générale des auteurs des faits…

    Je n’ai plus de nouvelles de ces accusations/pressions depuis… Pressions sans effet sur moi d’ailleurs…

    Plusieurs autres affaires graves de violences policières qui se sont déroulées à Nice ont été classées sans suite, malgré des témoignages et des certificats médicaux !

    A Nice, depuis l’arrivée de de Montgolfier, on ne poursuit, semble-t-il, pas les policiers auteurs de violences… seulement les victimes… et on organise l’impunité des policiers avec la complicité des « droits de l’homme »… comme l’a aussi démontré « l’affaire Touhami Ben Salem » (Cet ex-Imam avait été tabassé en ville par des policiers en mai 2002, sous prétexte qu’il était mal garé et qu’il se serai « rebellé » : un classique policier et judiciaire…

    Beaucoup de victimes, hélas, ne vont pas jusqu’au bout de leurs procédures…

    Tout le monde n’a pas la détermination d’un Daniel Milan et on peut le regretter…

    Le 27/10/06, et c’est l’objet déterminant de la rédaction de cette article, alors que je me rendais au Palais de Justice, pour voir où en était ma plainte pour « faux en écritures publiques » commis par des magistrats de Nice ou d’Aix-en-Provence (qui est toujours « sur le bureau » du juge Guéry) j’ai eu le plaisir de voir qu’un collectif « Justice pour Tous » était en train de s’installer devant le Palais de Justice, pour y dénoncer les dysfonctionnements.

    J’y ai reconnu Nadia Aouassi, la responsable de l’association locale « La Même Justice pour Tous » que j’ai salué… Ce collectif avait reçu l’autorisation de la préfecture pour s’installer devant le Palais de Justice…

    Le 27/10/06, vers 22 heures, Nadia Aouassi m’a téléphoné pour m’informer qu’elle avait été mise en garde à vue de 13 heures à 20 heures, ainsi que la responsable du « Collectif Justice pour Tous » de la région parisienne, sur ordre du procureur de la République de Nice et que telle une grande criminelle, elle avait dû subir les prises de photos anthropométriques, d’empreintes digitales et de son ADN ! (Je pensais que la prise de cette dernière était réservée aux criminels sexuels !!)…

    Comme vous le voyez, A NICE TOUT EST POSSIBLE avec le procureur de la République de Nice, représentant de l’Etat CRIFIEN/SARKOZIEN…
    Y compris le pire auquel je m’attends tous les jours !

    Un procureur de la République, très médiatique, qui n’a de cesse de se présenter partout comme un homme bon et juste, défenseur de la veuve et de l’orphelin et de nous dire combien la justice est juste malgré ses imperfections…

    Daniel Milan

    Contact :0621543225

    MERCI DE REPRODUIRE CET ARTICLE POUR FAIRE SAVOIR CE QUI SE PASSE A NICE !