Projet commun entre le collectif l’Utopie Sinon Rien et Résistance à la Délation 31

mercredi 8 juillet 2009, par Collectif toulousain


« Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. » Lucie Aubrac

« Dénoncer est un devoir républicain. » Frédéric Lefebvre porte parole de l’UMP

Résister. Résister aux lois d’un autre temps, résister au silence voulu et imposé. Ils rêvent d’un monde silencieux et sous surveillance vidéo où dénoncer redevient honorable et où les artistes et les militants sont priés de se taire. Ils accroissent le contrôle social, développent les logiques de contention de population, instrumentalisent le travail social et le transforme en agent policier. Ils explosent leurs chiffres de reconduites aux frontières et ferment une à une les salles de spectacle. A nous de montrer que nous refusons, que nous résistons et que nous proposons.

Les projets entre le collectif résistance à la délation et le collectif l’utopie sinon rien s’articulent autour d’une même envie, l’envie de se faire entendre. Proposer une alternative, ramener le questionnement social et politique dans les salles de spectacle, mettre en lumière le combat contre les lois liberticides avec l’aide d’artistes concernés. Ici il n’est pas question de soutien mutuel mais véritablement de combat commun avec courant 2009, la sortie d’une compilation « résistance à la délation » comptant une vingtaine d’artistes et des morceaux inédits.

Le collectif résistance à la délation est créé en janvier 2004, il informe la population et mobilise contre les dangers et dérives de la loi Prévention de la Délinquance (loi PLD du 5 mars 2007). Aujourd’hui, il exige l’abrogation de la loi et prévoit d’organiser la désobéissance face à cette logique sécuritaire et de contrôle social. Soutenu par différentes organisations syndicales, associations, collectifs, il est composé de citoyen/nes et de professionnel/le/s du secteur social, éducatif et de la santé.

http://antidelation.lautre.net antidelation abri31.org

La création en 2008 du groupement d’artistes « L’Utopie sinon rien » entre « l’Air de Rien », « Vrack », « Bruit Qui Court » et « El comunero » marque la volonté, pour ces groupes de la scène alternative toulousaine, de ramener le questionnement social et politique dans les salles de spectacle. Ce projet, qui s’inscrit dans la cohérence avec l’identité portée par chacun de ces groupes, est né du besoin de croiser des expériences artistiques en construisant des moments où se confrontent engagement musical et luttes politiques.

 www.myspace.com/lutopiesinonrien 

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