Prévention de la délinquance : l’Uniopss et l’Unasea satisfaites

ASH

vendredi 24 décembre 2004, par Emmanuel


Alors que le futur projet de loi de prévention de la délinquance suscite depuis plusieurs mois nombre d’inquiétudes au sein des travailleurs sociaux, l’Uniopss et l’Unasea ont déclaré avoir pris acte, « avec satisfaction », de la position du ministre de l’Intérieur en la matière. Reçus par le directeur de cabinet de Dominique de Villepin le 20 décembre derniers, leurs représentants ont en effet été assurés « de la volonté du ministre d’inscrire sa démarche dans une logique de prévention de la délinquance et de sécurité publique, conforme à sa mission, distincte de la nécessaire réflexion qui doit être engagée sur la mise en oeuvre d’une prévention sociale globale par tous les acteurs concernés ». Les deux unions se réjouissent également, dans leur communiqué daté du 22 décembre, de l’annonce de la finalisation du projet de loi au cours du premier semestre 2005, et de l’absence « de disposition remettant en cause les conditions légales actuelles de respect du secret professionnel ». Plusieurs actions de prévention des violences devrait aussi être mises en place, selon la volonté du ministre et en coordination avec l’ensemble des ministères concernés, poursuivent les associations. Rappelons que ce plan d’action doit s’inspirer des expériences menées dans les 24 quartiers pilotes désignés comme « criminogènes » et d’un programme de prévention interministériel, notamment alimenté par le rapport commandé cet été à Marie-Thérèse Hermange sur la « sécurité des mineurs ». Soulignant en outre les violences auxquelles sont confrontés les travailleurs sociaux, l’Uniopss et l’Unasea ont demandé que le projet de loi puisse prévoir la capacité, pour les associations, de porter plainte au nom des professionnels victimes d’agressions.

Egalement reçu le 7 décembre au ministère de l’Intérieur, le Collectif national unitaire contre le projet de loi de prévention de la délinquance s’était, pour sa part, montré nettement plus réservé, en attendant de se voir communiquer le projet de loi définitif. De son côté, le Comité national de liaison des associations de prévention spécialisée (CNLAPS) avait annoncé, le 10 décembre, rester « mobilisé ».