Prévention de la délinquance Mobilisation contre des méthodes et un projet inacceptable.

Collectif 76 des salariés du social et médico social

samedi 29 janvier 2005, par Sophie.L

Depuis plus d’un an, un projet de loi sur la prévention de la délinquance est annoncé. L’avant projet de Sarkozy, parmi toute une série de mesures, exaltant les valeurs patriotiques projetait tout simplement de considérer comme potentiellement délinquante toute « personne présentant des difficultés sociales, éducatives, ou matérielles » En conséquence, il fallait la signaler à la police via le maire intronisé pilote de la prévention, et cette injonction s’étendait à tout professionnel de l’action sociale, au mépris du droit des usagers en matière de secret professionnel.


La jeunesse, notamment celle issue de l’immigration, se trouvait également montrée du doigt, et l’absentéiste devenait un délinquant potentiel, lui aussi à signaler au maire ou au procureur. Une approche sécuritaire, répressive et stigmatisante tendait ainsi à se substituer à une approche éducative ou sociale des difficultés de la population.

Par milliers, le 17 mars 2004, les travailleurs sociaux (notamment) ont marqué leur refus de voir ainsi leurs missions instrumentalisées. Depuis juin 2004, VILLEPIN annonce un projet de loi, dont il parle beaucoup, mais qu’il refuse de montrer. Le gouvernement, relayé par des administrations et certaines collectivités locales, met en place, tous les jours, sous prétexte d’expérimentations, des dispositifs qui constituent, tous, des atteintes aux libertés publiques et des remises en cause des fondements du travail social, éducatif et médicosocial. (Fichage nominatif des populations, organisation de la délation...)

Enseignants, éducateurs, tous derrière...le commissaire !

La lutte contre l’échec scolaire n’existe désormais plus, tout étant vu à travers le prisme de la délinquance potentielle : récemment, après avoir supprimé les surveillants et réduit les effectifs d’aides éducateurs, le protocole « police éducation nationale » a instauré, pour chaque établissement, un « correspondant - police ». La mise en œuvre de ce protocole, sous la forme d’une opération nationale largement médiatisée, de fouille de milliers de jeunes, aux abords de dizaines d’établissements scolaires, témoigne du projet de VILLEPIN. Sur le web www.abri.org/antidelation

MOBILISONS-NOUS LE 3 FEVRIER 2005 !

MANIFESTATION NATIONALE A PARIS RDV à 13h le 3 février (métro Goncourt devant l’IRTS Parmentier)

MANIFESTATION LOCALE A ROUEN A l’appel du Collectif de Défense des Libertés Fondamentales (CDLF) RDV le 3 février à 17h Place du Vieux Marché

Le Collectif National Unitaire : CGT - FSU - SUD - Syndicat de la Magistrature SNMPMI ( Syndicat National des Médecins de PMI) Union Syndicale G10 Solidaires - CNT - Union syndicale de la Psychiatrie - Coordination des Etudiants en Travail Social - Collectif de Prévention spécialisée - AC ! - Observatoire des libertés - APEIS - CFDT Cheminots - Collectif pour les droits des citoyens face à l’informatisation de l’action sociale - Collectif des formateurs en travail social - 789 vers les états généraux du social - Syndicat des Avocats de France.

Le collectif 76 appelle à participer massivement à cette mobilisation. Ce tract est à diffuser largement à vos collègues et partenaires.