Pour une prévention psychologique de la santé en France

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » Rabelais

dimanche 5 mars 2006

Je souhaite attirer votre attention sur le fait que dans une indifférence quasi générale, le serment d’Hippocrate est constamment violé depuis des décennies.


Pour mémoire, en voici la réactualisation, adopté par le Conseil de l’Ordre en avril 1996.

"Au moment d’être admis à excercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.

Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.

J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

Admis dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les moeurs.

Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.

Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j’y manque.« Je constate que ces principes sont impunément bafoués jusqu’aux plus hauts sommets de l’État et ce malgré la clarté de l’article 223-6, alinéa 2 du code pénal auquel, les médecins, comme tous les citoyens, sont soumis : »Sera puni...quiconque s’abstient volontairement de porter à une personne en péril l’assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter, soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours."

En dépit de tous les courriers et dossiers adressés ces dix dernières années par M. Paul Zveguinzoff, Président de l’association Agir pour sa Santé, aucune politique de prévention psychologique de la santé n’est mise en place alors même qu’elle permettrait d’apporter une aide efficace aux personnes en difficultés psychologique, somatique ou sociale, ainsi qu’aux adolescents suicidaires.

De plus, cette prévention permettrait d’endiguer l’hémorragie chronique et probablement fatale de la Sécurité Sociale et notre triste record du monde de la consommation d’anxiolytiques, d’antidépresseurs et d’antalgiques.

A l’inverse, ces consommations en dix ans ont atteint des sommets, avec l’incroyable bénédiction des pouvoirs publics.

De même l’efficacité de l’aide psychologique aux personnes atteintes de maladies chroniques (cancers, sida...) est volontairement dissimulée et aucune étude scientifique sur la survie n’est réalisée en France.

Aucune subvention pour un premier poste salarié n’a été accordée aux associations Agir pour sa Santé et Espace Création Bien-être qui ont pour objectif de promouvoir ces actions, après huit années de démarche et plus de quarante-cinq demandes ! Ni pour apporter une aide aux personnes en difficultés psychologiques, somatiques ou sociales, ni même pour aider les adolescents suicidaires ?

Alors que dans le même temps des études montrent que les antidépresseurs majorent le risque de passage à l’acte suicidaire

A titre indicatif, ces documents vous furent adressés à plusieurs reprises, M. le Président de la République, mais aussi à vos Premiers Ministres, M. Raffarin et M. de Villepin et à vos Ministres de la santé successifs, à la Direction Générale de la Santé, aux DDASS et autres DASES, aux CRAM, aux directeurs d’hôpitaux, aux Conseils Généraux, à la Mairie de Paris...

Résultat : aucune information nationale n’est réalisée sur la psychologie de la santé et aucune aide psychologique appropriée n’est généralisée au sein des univers médicaux et hospitaliers. Les précédents gouvernements ont même été jusqu’à camoufler le résultat d’études par trop embarrassantes montrant l’efficacité de ces techniques thérapeutiques...

Comment expliquez-vous ce déni de la réalité, cet aveuglement, cet absurde état de fait qui apparaissent pourtant des plus délibérés ?

Comment ne pas penser à une non-assistance à personne en danger ?

Parce que notre démocratie de plus en plus libérale s’est transformée en ploutocratie et privilégie l’enrichissement d’une élite au détriment de la santé de la majeure partie de ceux qui sont un peu trop considérés comme des « cons citoyens » ?

Parce qu’il n’est plus du devoir des politiques d’aider en priorité les plus démunis, ceux qui sont justement les plus en danger ?

Parce que de trop nombreux politiques parviennent encore, protégés par leur royale immunité, à masquer leurs indécentes accointances avec les medef, trusts et lobbies médico-pharmaceutiques, agro-alimentaires, industriels ou militaires qu’ils favorisent en dépit de tout bon sens, de toute morale, de toute éthique et de toute déontologie mais surtout au détriment du citoyen ?

Parce que l’inertie du drogué par la chimie légale et institutionnalisée est préférable à la liberté d’esprit du citoyen dont la révolte gronde, attisée par les mesures iniques d’une société devenue de plus en plus répressive, excluante, discriminatoire et dénigrante, immorale et mortifère ; en un mot : pathologique ?

Parce qu’on imaginait pas que cela ferait exploser les banlieues ?

Parce que la prévention, l’action positive, l’aide et la solidarité ne sont plus du ressort de l’état mais d’associations dont on attend patiemment la dégénérescence et la mort, faute de soutien financier, pour continuer à enrichir un système de plus en plus pervers qui voue la Sécurité Sociale à disparaître ?

Et face au chômage, comment ne pas rester choqué par l’un des traitements de M. J.P. Raffarin ? Cette tentative anticonstitutionnelle de suppression rétroactive des droits des demandeurs d’emploi heureusement sanctionnée par une justice intègre ?

Quant à M. D. Galouzeau de Villepin, que pensez de sa politique de précarisation des jeunes avec les Contrats Nouvelles ou Premières Embauches royalement établie à grand coup de 49-3 ?

Comment expliquer cette politique de droit divin qui remet en question le droit du travail des plus fragiles ?

Comment accepter que soit ainsi créées, à cause de cette funeste période d’essai de deux ans, les conditions d’un stress chronique dont on sait qu’il majore un grand nombre de symptômes psycho-physiologiques ?

Et pour les demandeurs d’emploi, comment concevoir l’habile orchestration de leur radiation massive sous couvert de douze rendez-vous annuels, obligatoires et potentiellement radiants ?

A cette dose, les radiations sont-elles bonnes pour la démocratie au centre de laquelle se trouve en principe l’humain qui lui donne son âme et sa raison d’être, voire sa conscience ?

Comment ne pas s’émouvoir devant cet être humain de plus en plus broyé par la multiplication de contrôles obsessionnels, motivés par une insatiable volonté de puissance et de domination ?

Suite logique, est-il possible d’admettre d’enfermer cet être humain dans des prisons de plus en plus surchargées qui dénient le droit minimum à une dignité humaine et entravent toute réinsertion possible ?

Que deviennent les droits de l’homme face à cette radicalisation d’un pouvoir corrompu aux antipodes de la liberté et du respect de chacun préconisée par notre constitution ?

Qu’est devenue notre devise : LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ ?

La somme de tous ces faits ne représente-t-elle pas une paroxistique et paradoxale insulte au peuple et à la démocratie ?

Cerise sur le gateau : probablement en récompense de ses bons et loyaux services, à l’issue du conseil des ministres du 6 décembre 2005, D. Galouzeau de « Villepin a été fait Grand-Croix de l’Ordre National du Mérite. Les insignes lui ont été remis par le Président de la République, Jacques Chirac, Grand-Maître de l’Ordre. »

Comment ne pas ressentir de colère et de honte devant une toute-puissance hypocrite aussi surréaliste ?

A toutes ces questions, Monsieur Chirac, je souhaite obtenir des réponses. Celles-ci seront publiées sur ce site Internet visité par plus de 100 000 personnes par an.

Je souhaite que le travail des associations oeuvrant pour le respect de l’individu et de la famille, pour le libre choix thérapeutique et la prévention psychologique de l’état de santé soit enfin reconnu d’utilité publique et subventionné pour le plus grand bien de nos concitoyens.

Je souhaite qu’une information claire sur la psychologie de la santé soit délivrée au personnel soignant en cours d’études ou déjà en fonction : responsables de la santé des organismes étatiques ou privés, médecins, infirmières, personnels soignants...

De plus, je souhaite qu’une éducation à la psychologie de la santé et une prévention nationale du suicide soit organisée pour les adolescents dans le cadre de leurs cursus scolaire et universitaire.

Ces mesures peuvent sauver des vies !

Cette pétition sera également adressée pour consultation aux autorités européennes dont vous ne respectez toujours pas les préconisations.

J’attends avec impatience de lire votre réponse Monsieur Chirac et plus encore d’apprendre que les autorités sanitaires de ce pays ont doté ce type d’initiatives citoyennes indispensables de financements appropriés.

Certains silences complices participent aux crimes contre l’humanité.

Je souhaite exprimer avec force mon indignation, c’est pourquoi je signe aujourd’hui cette pétition.

Pour signer cette pétition, vous êtes invité à visiter notre page :

http://agirpoursasante.free.fr/pages/petition.html

Merci pour votre aide.

Cordialement,

Paul Zveguinzoff Psychologue clinicien, psychothérapeute Président d’Agir pour sa Santé http://agirpoursasante.free.fr