Pétition SDF recherche hébergement

dimanche 3 avril 2005

Pétition SDF recherche hébergement pour recueil des signatures et relais vers les ministres concernés.


Halte à la médicalisation des psychologues et à la standardisation des pratiques

De nombreux textes législatifs et réglementaires sont actuellement remaniés de façon à placer les psychologues et leurs interventions auprès du public, sous tutelle des médecins, en subordonnant l’accès au psychologue à une prescription médicale.

La psychologie, issue de la philosophie, fait partie des sciences humaines et se développe à partir d’une pratique de parole et d’échange. Elle est ouverte aux apports de la psychanalyse, de la sociologie, de la linguistique, des arts... Elle étudie les interactions « psychisme-corps » ainsi que « psychisme-environnement socio-culturel » . Les psychologues qui interviennent dans le secteur de la santé se proposent de rétablir, pour le patient souffrant, des liens entre le somatique et le psychique, en respectant la singularité de son histoire. La personne est en effet souvent oubliée dans le morcellement de la prise en charge thérapeutique en pathologies et fonctions. La médecine et la psychologie sont donc deux disciplines radicalement différentes, parfois complémentaires, en aucun cas l’une ne pourrait se substituer à l’autre ni lui être subordonnée. Le projet de plan soumis à concertation « psychiatrie et santé mentale » par le ministre de la santé le 4 février dernier, prévoit que la formation des psychologues se fasse en faculté de médecine. Ceci dénie à la psychologie son appartenance aux sciences humaines, et son implication dans les secteurs du travail, de la justice et de l’éducation. L’objectif et de transformer les psychologues en professionnels de la santé. Nous en appelons à ces professionnels de santé eux-même et leur demandons de ne pas se laisser instrumentaliser dans la fabrication d’un marché de la santé. De plus, La création d’un titre de psychothérapeute par l’article 52 du code de la santé publique porte atteinte à l’unicité du titre de psychologue, en poussant ceux qui exercent dans la secteur de la santé et se forment en pleine responsabilité, à rechercher une validation de leur compétences dans un titre supplémentaire. Elle ouvre une brèche en vue de médicaliser et encadrer une pratique de parole. Cela, pour le plus grand profit d’une logique comptable dans laquelle la consommation de médicaments psychotropes, la mise en oeuvre d’actes intrusifs ou réeducatifs trouvent mieux leurs places. C’est répondre à toute plainte comme à une maladie, par un diagnostic.

C’est ainsi une attaque sans précédent contre les cultures vivantes de la France et de l’Europe.

Halte ! à la médicalisation des psychologues

Non ! à la normalisation de la souffrance

PSYCHOLOGUES AUTANT QUE CITOYENS, NOUS SOMMES TOUS CONCERNES PAR CES MESURES ET

Nous exigeons : LE RECRUTEMENT MASSIF DE PSYCHOLOGUES DANS LES CENTRES MÉDICO PSYCHOLOGIQUES, AINSI QUE L’A PROMIS LE MINISTRE DE LA SANTÉ LORS DE SON DISCOURS DU 4 FÉVRIER 2005 ET QUI N’APPARAÎT PAS DANS LE PLAN « PSYCHIATRIE ET SANTÉ MENTALE", ET LE RECRUTEMENT DES PSYCHOLOGUES INTERVENANT DANS L’EDUCATION NATIONALE PARMI LES PSYCHOLOGUES FORMES EN FACULTES DES LETTRES ET DES SCIENCES HUMAINES.

LE MAINTIEN DE L’ORGANISATION DES ÉTUDES ET DE LA DÉLIVRANCE DES DIPLOMES QUALIFIANTS POUR LES PSYCHOLOGUES EXCLUSIVEMENT SOUS LA RESPONSABILITE DES FACULTES DES LETTRES ET DES SCIENCES HUMAINES.

L’ACCÈS DIRECT DE PLEIN DROIT, POUR LE PUBLIC AU PSYCHOLOGUE DE SON CHOIX, DANS LE RESPECT DE L’INDEPENDANCE DU PSYCHOLOGUE QUANT A SES OPTIONS TECHNIQUES ET THEORIQUES.

LE RETRAIT DE L’ARTICLE 52 DU CODE DE LA SANTÉ PUBLIQUE QUI PORTE ATTEINTE À LA PROFESSION DE PSYCHOLOGUE DÉFINIE PAR LA LOI N° 85-772 DU 25/07/ 1985.

Nous refusons : L’INSCRIPTION DES PSYCHOLOGUES DANS LE CODE DE LA SANTE ET TOUTE AUTRE DEMARCHE VISANT A FAIRE DU PSYCHOLOGUE UN PROFESSIONNEL DE LA SANTE.

LA PRIVATISATION ET LA MISE EN CONCURRENCE DE LEURS « SERVICES », COMME L’ORGANISE ACTUELLEMENT LA LÉGISLATION EUROPÉENNE.

Dominique Llabres Psychologue Toulouse domacancel free.fr, Thierry Meyer Psychologue Draguignan thimeyer free.fr, Christophe Etchart Psychologue du travail Toulouse, Sylvie Pantel Psychologue Toulouse, Emmanuelle Gobert Psychologue clinicienne Toulouse emma.gobert libertysurf.fr, Isabelle Grégoire Médecin Toulouse, Anne-Brigitte Poli Psychologue clinicienne Albi,

Liste de discussion : mailto:petition.psycho-request ml.free.fr ?subject=subscribe


6 Messages de forum

  • Pétition SDF recherche hébergement

    3 mars 2006 14:03, par kathe

    kathe psychologue clinicienne/ psychanalyste s’oppose à la médicalisation de la psychologie

    • Bonjour,

      merci de ce soutien.
      Si vous permettez, une question : par quel chemin êtes-vous arrivée ici. Ne souhaiteriez-vous pas participer aux échanges qui ont lieu depuis la rédaction de cette pétition, sur la liste de diffusion citée dans le texte ?

      Merci.

      Emmanuelle gobert

  • Je souhaite apporter mon soutien et signer la pétition contre la médicalisation de la profession des psychologues. Je suis étudiante à Paris 7 en psycho.

    • Pétition SDF recherche hébergement 22 mars 2006 09:08, par JM

      Je suis d’accord avec le problème soulevé,
      beaucoup moins avec la solution alternative proposée.

      Il est nécessaire au psychologue de d’être indépendant du médecin pour effectuer du bon travail. Le diplôme et la formation de psychologue ne sont peut être pas seulement méprisés par la médecine pour les raisons énoncées dans ce texte (même si c’est le cas), mais aussi parce qu’ils sont « incomplets ».
      Je suis d’avis que la formation du psychologue dervait être plus poussée afin que le psychologue soit mieux apte à assumer dès la sortie de dipôme la lourde responsabilité qui lui incombe.Je pense que le doctorat serait une bonne solution.

      De même qu’une université de médecine n’a pas à délivrer un diplôme de psychologie, ce n’est pas non plus à une faculté de lettres de le faire ! La psychologie est une SCIENCE humaine...

      De plus, ce texte est beaucoup trop engagé et ne couvre pas l’ensemble des champs de la psychologie (clinique)0. Bien sûr, ce sont les psychologues cliniques d’orientation analytique qui sont les premiers visés et concernés par l’émergence de la psychologie comportementale d’état.

      Je répète que je ne critique pas cette initiative de contestation de l’instrumentalisation de la psychologie par la médecine, ou par les divers courants behavioristes, mais que je ne suis pas d’accord avec certaines des solutions proposées.

  • Bonjour,

    A la demande générale ;-) nous avons mis la pétition en ligne.
    vous pouvez la signer ici : http://petition.psycho.free.fr/Page...

    cordialement

  • Pétition SDF a trouvé hébergement

    22 avril 2006 16:55, par psycho

    L’adressse pour signer la pétition a changé : http://petition.psycho.free.fr/tent...

    Nous vous invitons à prendre connaissance de cette pétition et à la signer si vous en partagez l’esprit.

    Elle est l’aboutissement d’un travail de réflexions et d’écritures hors de tout appareil, de tout enjeu de pouvoir, mené par quelques professionnels.

    Issue de débats, tout au long de l’année qui a suivi la proposition de l’amendement dit Accoyer (octobre 2003), elle dénonce les implications des décisions politiques dans la pratique de ce métier, malmené, de psychologue.

    Diffusée en avril 2005, elle n’a pas trouvé l’écho escompté auprès des organisations de psychologues.
    Aujourd’hui, elle nous apparaît toujours d’actualité.

    Dans une période où le Ministre de la santé et des solidarités semble vouloir apparaître comme le seul interlocuteur des psychologues, nous interpellerons également les nombreux ministres concernés par l’application de la loi du 25 Juillet 1985 relative à la protection du titre de psychologue.

    En effet, nous refusons de voir dissoudre dans le seul domaine de la santé, la multiplicité des pratiques du psychologue permettant, dans des champs d’exercice variés, des démarches professionnelles responsables et respectueuses des personnes.