POUR LA LIBERTE D¹EXPRESSION NON A LA CENSURE RADIOPHONIQUE

pétition de soutien à Miguel Benassayag

jeudi 8 avril 2004, par Emmanuel


PETITION A SIGNER ET A DIFFUSER LARGEMENT :

POUR LA LIBERTE D¹EXPRESSION NON A LA CENSURE RADIOPHONIQUE

Laure Adler, directrice de France Culture, a mis fin soudainement à la chronique matinale quotidienne de Miguel Benasayag, écrivain, philosophe et psychanaliste, lui reprochant d¹être « trop militant ».

Depuis 18 mois, Miguel Benasayag fait entendre une autre pensée, celle des alternatives à la pensée unique et au néolibéralisme, celle de la critique lucide et sans concession de notre société, celle des luttes des « sans », des menacés de précarité, de ceux et celles qui s¹élèvent contre les injusticesŠ C¹est une voix pour ceux et celles que l¹on n¹entend pas, que l¹on entend mal, ou dont les propos sont dévoyés.

Est-ce excessif de relayer les actions des mouvements de « sans voix », de mal-logés, sans papiers, chômeurs et précaires, ou handicapés, de soutenir les intermittents et les couches sociales menacées de précarisation, de dénoncer les errements des institutions démocratiques, et dernièrement d¹une justice qui s¹en prend par exemple à un magistrat, Albert Lévy, car il a osé s¹attaquer au milieu politico-mafieux du Var et au FN local Š ?

Nous nous élevons donc contre cette censure et exigeons que France Culture libère de nouveau un espace radiophonique afin que nous puissions continuer à entendre la voix affranchie de Miguel Benasayag.

Merci de renvoyer la signature de votre organisation par Fax 01 42 78 22 11 ou par e-mail : no-vox globenet.org

Premiers signataires : Organisations : APEIS, Association Extrême jonction, Comité des Sans-Logis, Compagnie Jolie Môme, Association Droit Au Logement, Euromarches (Marches européennes contre le chômage la précarité et les exclusions), Jardins et vergers de la solidarité, MRAP (Nantes), No Vox

Personnalités : Bernard Andrieu (philosophe), José Bové (syndicaliste), Fabienne Bruyère (philosophe), Charb (dessinateur), Geneviève Colomer (conseiller municipal), Pierre Cocrelle, Didier Daeninckx (écrivain), Annie Ernaux (écrivain), Jean-Baptiste Eyraud (militant associatif), Frédéric Fajardie (écrivain), Loïc Faujour (dessinateur), Yves Frémion (écrivain), Jacques Gaillot (évêque), Albert Jacquard (généticien-mathématicien), Thomas Lacoste (éditeur), Guillaume Le Blanc (philosophe), Michèle Lesbre (écrivain), Luz (dessinateur), Christine Marest (metteur en scène, scénographiste), Jean-Bernard Pouy (écrivain), François Ruffin (écrivain), Bertrand Tavernier (cinéaste), Olivier Thiébaut (écrivain), Françoise Thoumas (Responsable associatif), Willem (dessinateur)


envoyez à no-vox globenet.org

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5 Messages de forum

  • > POUR LA LIBERTE D¹EXPRESSIONNON A LA CENSURE RADIOPHONIQUE

    8 avril 2004 12:43, par Luc Comeau-Montasse

    J’avais écris ceci à l’équipe des « Mâtins » de France Culture le lendemain de sa disparition.


    Miguel Benasayag régalait depuis des mois, les auditeur de France Culture à la recherche d’une voix à l’écart de la non-pensée unique, par son ton particulier, dans une chronique enlevée, vigoureuse, pleine d’humour et d’intelligence - parfois le chroniqueur évoquait à la source de ses qualités, son sang améridien -
    J’étais de ceux qui traquaient ces moments particuliers notamment parce qu’on y apprenait très souvent des faits, des évènements qui auraient mérité par leur importance l’éclairage d’un journal télévisé, mais qui n’avait pas suscité l’intérêt des propriétaires du grand mégaphone, pour des raisons probablement connues des annonceurs publicitaires et des hommes politiques (les uns ayant l’oreille attentive aux autres).

    Vendredi dernier, suite à une chronique évoquant notamment le Front National, Miguel Benasayag s’est vu remercié, sans remerciement, par la chaîne radio en la personne de Laure Adler.

    Aucune explication pour cette absence.

    Sur le site de la radio, le lien de la chronique quotidienne est toujours présent, assurant le maintient des apparences. En fait, celui-ci renvoie désormais à un message d’erreur (d’horreur ?)

    pnm ://son.radio-france.fr/chaines/france-culture/chroniques/benass/benass_20040322.ra
    Ce fichier est incorrect le lien est peut-être incorrect ou a disparu

    Oui, Miguel, visiblement politiquement INCORRECT, A DISPARU.

    Trois jours plus tard, au petit matin, la seule chronique qui échappe encore à la pensée unique
    celle de Véronique Nahoum Grappe,
    salue un viré,

    "Les voix résistantes sont rares ...
    Je ne sais pas pourquoi, pense ici tout à coup à mon collègue Miguel Benasayag dont toute la vie démontre le courage, la solitude et la .. le.. l’espèce de force quand il s’exprime, fondée sur une.. sur .. cette ... cette espèce de ... de résistance tellement rare à notre époque ... voilà« Un blanc, très court, puis le message du maître explicateur »Un mot à l’attention des auditeurs qui se sont étonnés par mail de ne plus trouver Miguel Benasayag dans l’émission, qu’ils se rassurent, dès Lundi 8h 35, nous aurons la joie d’accueillir dans l’équipe un autre chroniqueur pour donner un nouveau souffle à ce courant de pensée."

    Ainsi, la contestation fonctionnerait comme Midas, Speedy ou feu-vert,
    un employé chasse l’autre sans problème.
    Les auditeurs (clients) de Miguel, à bout de souffle, en rapport avec ce « courant de pensée » (produit) sont désormais transférés à un autre chroniqueur.
    Dès lundi, ce nouvel employé, après avoir lu le cahier des charges et le manuel des procédures, ayant endossé l’uniforme de l’entreprise, assurera le service en remplacement de l’intermittent Benasayag.

    Je me suis passé en boucle l’étonnante phrase du présentateur de France Culture « un mot à l’attention ...rassurent ... nouveau souffle ...pensée »
    à la dixième écoute, un fou rire m’a pris, agité, m’a traversé de la poitrine à la gorge,
    puis s’est soudain transformé en sanglots jusqu’à la venue d’incompréhensible larmes, sur mes joues.
    ...
    L’émission phare de France Culture, entre midi et les décraqués de Bertrand Jérome, ne s’appelle-t-elle pas
    « Tout arrive »
    un nom qui se mérite,
    c’est fait.

    Luc Comeau-Montasse
    enseignant
    du fagot des multitudes

    • pour vous consoler,j’ai recensé les titres utilisés par M benasayag au cours de ses diverses interventions(il suffit de surfer sur internet) :
      guérillero,psychanalyste,philosophe,écrivain,animateur du collectif malgré tout,formateur de travailleurs sociaux,directeur de recherche en sociologie et en anthropologie,militant à no vox....
      bon d’accord il n’est plus chroniqueur ,pour l’instant,mais sèchez vos larmes vous voyez bien que malgré la censure vous pourrez entendre sa voix....

    • maintenant que vous etes consolé,je l’espère, par mon premier message sur les titres de M Benasayag(vous savez ou le retrouver,il n’a pas disparu contrairement à ce que l’on entend),je voudrais poser quelques questions : _M Benasayag a-t-il réagi à l’éviction de E Dupin,celui qu’il a remplacé ?
      - Est-il novice dans le domaine des médias lui qui a écrit un livre sur la fabrication de l’information ?
      - est-il Spinoziste quand au lieu de se situer dans l’affirmation d’une puissance militante ,il« tape du pied » en disant :« si je suis viré ,le méchant adler doit etre viré aussi,NA » !
      car il le dit dans ses livres,l’important se situe dans l’invisible et non dans la lumière !
      Alors,faut il se battre pour une chronique « sur les sans »ou se battre« avec les sans. »Il le dit dans le forum du N O tout cela est une affaire parisienne ,dans les salons ,avec des vieilles rivalités qui ne nous concernent pas ;

  • > Quelle liberté d’expression ?

    8 avril 2004 21:39, par james saint-angel

    Bonjour,

    Monsieur Benassayag faisait du miltantisme personnel sur une chaine de radio d’Etat et ne ratait jamais une occasion pour dénoncer les actions gouvernementales ( actions, certes, critiquables sur de nombreux points ) mais de façon purement politicienne, faussement révolutionnaire et totalement doctrinaire... Sans que personne ne puisse lui apporter la contradiction.

    Désolé, monsieur Benassayag, mais achetez donc une chaine de radio, créez votre journal et vous pourrez y faire votre propagande de salon pour votre fan club...

    Voila pour la forme...

    En ce qui concerne le fond, Monsieur Benassayag, nous la jouait « salon » également...
    De la critique ? Plein ! Des propositions ? Aucune ! Car il faut comprendre que derrière ce discours il y a un grand vide humaniste :
    Quelques mots pour les handicapés ? Non ! ( dénoncer la situation du travail en prison c’est bien, mais la situation des travailleurs en CAT est encore pire, seulement ils n’ont rien fait de mal les travailleurs des CAT, ce n’est donc pas « révolutionnaire » )
    La situation des personnes agées, le surendettement des classes moyennes, la violence endémique s’installant dans les cités : non, non et non. Trois fois non ! Il s’en fout ! ( les maisons de retraite qui surchauffent et la vie impossible dans les cages d’escaliers des HLM, ce n’est toujours pas « révolutionnaire » )

    Dénoncer la politique sécuritaire et démagogique des autres et plus facile de trouver des solutions !
    A la limite, je préfère les guignols de l’info, c’est plus constructif !

    James Saint-Angel

    • > LA liberté d’expression ! 26 mai 2004 12:32, par Simon Arambourou

      Cette liberté d’expression qui permet tous les matins à monsieur Slama de déverser sa bile contre tout ce qui peut apparaitre de gauche (je l’ai récemment entendu dire que les grèves de la sncf provoquaient le vote FN...), ou à monsieur Adler de prononcer ses diatribes guerrières.
      Ce que vous reprochez à Miguel Benassayag, monsieur saint-angel, vous oubliez de le reprocher à messieurs Slama et Adler.
      La chronique de Miguel Benassayag offrait un brillant contrepoids aux propos des deux personnages cités plus haut. Aujourd’hui ce contrepoids n’existe plus.