Osez dire Non !

Collectif Rhône Alpes

mardi 23 mars 2004, par Emmanuel


Contre les dérives du projet de loi « Prévention de la Délinquance ». Ce projet de loi (art 11) stipule : « Tout professionnel qui intervient au bénéfice d’une personne présentant des difficultés sociales, éducatives ou matérielles, est tenu d’en informer le maire de la commune de résidence ou la personne par lui désignée.. Et de transmettre tous renseignements et documents nécessaires à leur mission. Des sanctions disciplinaires sont prévues en cas de non application par les professionnels de cette obligation. Tout citoyen peut avoir un jour ou l’autre des difficultés sociales, éducatives ou matérielles.

Dans ce cas vous pouvez faire appel à un travailleur social. Il saura vous écouter et ce que vous lui direz restera confidentiel.

Aujourd’hui, oui. Mais demain ?

Sous prétexte de lutte contre la délinquance, le travailleur social devra dénoncer toute personne qui demande aide et soutien. Cette disposition assimile une personne en difficulté en délinquant potentiel.

Tout citoyen peut avoir un jour ou l’autre des difficultés sociales, éducatives ou matérielles.

Dans ce cas vous pouvez faire appel à un travailleur social( éducateur, assistant social, conseiller en économie sociale et familiale ..) Il saura vous écouter et ce que vous lui direz restera confidentiel.

Aujourd’hui, oui. Mais demain ?

Sous prétexte de lutte contre la délinquance, les travailleurs sociaux devront signaler toute personne qui demande aide et soutien. Cette disposition considère toute personne comme un délinquant potentiel.

L’obligation légale de transmettre les identités des personnes au maire aura des conséquences graves et remettra complètement en cause les métiers du social

CE PROJET LIBERTICIDE EST INACCEPTABLE ET DOIT ETRE RETIRE

OUI à la prévention et à une vraie action sociale

NON à la délation et à la trahison des plus démunis.


2 Messages de forum

  • > Osez dire Non !

    27 mars 2004 13:07, par Sophie

    Les élus s’accordent une prétendue légitimité dans le domaine du social, et plus grave sont en train de casser les statuts des professionnels du social, en multipliant les petits boulots précaires des politiques de la ville, sans statut, sans déontologie, sans référence collective, sans droits et sans formation.

    Cela s’effectue au détriment des droits des usagers, de la confidentialité.

    Toutes ces personnes que l’on qualifie « de nouveaux métiers émergents de l’intervention sociale » laissées pour compte par la crise ne sont bien souvent recrutées que le temps d’un mandat.Notre lutte doit se situer sur deux plans:faire en sorte de faire pression pour qu’ils acquièrent un véritable statut avec uns adéquation entre formation diplôme et salaire mais défendre nos acquis professionnels
    SophieL

  • Proposition d’action

    30 mars 2004 12:40, par un toulousain

    30 mars 2004, par un toulousain
    Les rassemblements dans les centres-ville il faut les faire, mais en organiser aussi sur des points stratégiques (frontières par exemple). Pas de barrage routier mais des forums sur ces sites afin d’informer les citoyens d’autres pays entrant en France de ces projets de loi, les inciter à donner leur avis, écouter leurs propositions,... Je pense qu’il est possible d’organiser ces actions en Rhone-Alpes à condition d’être nombreux biensur.