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mercredi 15 novembre 2006


Lois sécuritaires et démolition sociale, les deux faces du libéralisme ! Depuis plus de 20 ans, les politiques libérales menées organisent la démolition des droits sociaux (réforme de la sécurité sociale, des retraites), la précarisation du salariat se répand, l’insécurité sociale augmente (accès aux soins, pénurie de logements sociaux), le nombre d’allocataires du RMI augmente, des millions de familles vivent dans des conditions de plus en plus difficiles et l’avenir est barré pour les jeunes des quartiers populaires. Les inégalités n’ont jamais été aussi fortes et la répartition des richesses est toujours plus en faveur des actionnaires des banques et du capital. Le libéralisme produit de manière industrielle chômage, précarité, exclusion et misère. STIGMATISATION DES CLASSES POPULAIRES Consciente des conséquences dramatiques de cette politique, et pour maintenir en place un système fait pour elle, la bourgeoisie n’a d’autre réponse que sécuritaire. Les lois sécuritaires votées depuis 2002 organisent le traitement pénal de la fracture sociale. L’Assemblée nationale examinera à partir du 21 novembre 2006 un nouveau projet de loi « Prévention délinquance », défendue par Sarkozy. Ce dernier a écrit, présentant son projet : « Le défaut d’insertion quelle qu’en soit la cause peut provoquer de la frustration… et déboucher sur des comportements de rupture (délinquance, intégrisme religieux, repli communautaire ». Les populations les plus fragiles, les pauvres, les précaires, les immigrés et les jeunes des quartiers populaires sont montrés du doigt, désignés comme potentiellement délinquants. UNE MENACE CONTRE LA DEMOCRATIE... C’est le contrôle social et policier généralisé que propose Sarkozy : les maires, devenus shérifs, auront accès aux données recueillies dans le cadre de l’action sociale ou médico-sociale. Le juge des enfants, le maire pourront prononcer des rappels à l’ordre auprès d’un jeune ou de ses parents, leur confisquer le versement des allocations familiales, leur faire effectuer des stages de parentalité à leurs frais, faire évacuer les gens du voyage, faire interner d’office toute personne « portant atteinte à l’ordre public », éventuellement sans le moindre avis médical, tenir des fichiers… Sur le lieu de travail la police pourra faire des prélèvements sanguins, sur instruction du procureur, si existe une présomption d’usage de stupéfiants. Et le projet prévoit aussi la mise en place d’un service des volontaires civils de la police nationale. L’objectif de toutes ces dispositions est clair : surveiller, contrôler et sanctionner tout ceux qui n’acceptent pas. Les syndicalistes en lutte ou les militants faucheurs d’OGM en ont déjà eu un aperçu. ...QU’IL FAUT COMBATTRE ET FAIRE RECULER ! Utiliser comme bouc émissaire une partie de la population, en la désignant comme responsable des maux de la société est un procédé bien connu : c’est celui du racisme ou de la discrimination. Face à cette politique répressive et de division, notre réponse est d’abord et avant tout la lutte résolue contre la toute-puissance patronale, une nouvelle répartition des richesses, des moyens pour le logement, la santé, l’éducation, des droits sociaux garantis, la défense et le développement des services publics. C’est pour toutes ces raisons que la LCR appelle aux manifestations organisées à l’appel du Collectif national unitaire de résistance à la délation le 18 novembre. RETRAIT DU PROJET SARKOZY « PREVENTION DELINQUANCE » ! Le 13 novembre 2006 Je souhaite prendre contact avec la LCR NOM ……………………………...................... PRENOM ………………………………………… ADRESSE ……………………………………………………………………………………………… Téléphone :…………………………… Email :……………………………………………………… A RETOURNER A : LCR 2 rue Richard Lenoir, 93100 Montreuil – tél : 01 49 28 52 99—e-mail : lcr lcr-rouge.org — site web : http://www.lcr-rouge.org