Mobilisation des militants du Collectif 85 contre la délation et la répression sociale

mercredi 4 octobre 2006

Article paru dans Vendée-Matin


Créé en novembre 2004 en réac­tion au projet de loi de prévention de la délinquance, le Collectif 85 contre la délation et la répression sociale se mobilise une nouvelle fois pour son retrait définitif.

Après l’envoi d’un courrier en juin aux parlementaires vendéens, il organise un rassemblement dépar­temental le mardi 10 octobre de­vant la préfecture de La Roche-sur­Yon dans le cadre d’une journée nationale d’action, de grève et de manifestations.

Une rencontre-débat autour des « Lois sécuritaires : comment résis­ter ? » est prévue le samedi 21 oc­tobre à 14 h 30 à la salle des fêtes du Bourg-sous-la-Roche.

Philippe Doreau, membre du Collec­tif dénonce « les dispositions faisant du maire l’animateur et le coordina­teur de la prévention de la délin­quance sur sa commune ».

Et plus précisément celle qui prévoit de « transmettre à un politique des données sur la vie intime de ses ad­ministrées ».

Des informations théoriquement protégées par le sceau du secret professionnel.

« C’est un suicide professionnel si on ne garantit plus cette confiden­tialité » s’insurge-t-il. Assistant so­cial, Philippe Doreau ne veut pas devenir « un auxiliaire de police du maire ».

Création d’un conseil pour les droits et devoirs des familles dans les communes de plus de 10 000 habi­tants, rappel à l’ordre des mineurs, accompagnement à la gestion des prestations et ressources font partie des nouvelles charges octroyées au maire et dénoncées par le collectif. « Jusque-là, ce rôle était dévolu au juge •.

« Si le texte est voté car on craint un passage en force, prévient Philippe Doreau, membre du Collectif, nous nous engagerons dans un proces­sus de désobéissance ». Ce qui signi­fie : « Collectivement, les professionnels ne fourniront pas les noms et problématiques des personnes qu’ils rencontrent. ».