Manifestation à LILLE le 7 décembre 2004

Compte rendu de la délégation

jeudi 9 décembre 2004

Compte rendu de l’entretien avec Monsieur Delannoy (Vice président au conseil général du Nord, chargé de l’insertion), Madame Bataille (élue au conseil général du Nord chargée de la jeunesse)


La délégation du Syndicat Sud était composée :

-  Anne DUTILLEUX (Section sud du conseil Général du Nord)
-  Catherine BEGHIN (Section sud du conseil Général du Nord)
-  Véronique DEMOLIN (Section sud du conseil Général du Nord)
-  Olivier PIRA (Sud Santé Sociaux)
-  François DEVOS (Sud Education)
-  Pierre PARESYS (Union Syndicale de la Psychiatrie)

Quelle connaissance ont les élus de la loi ? Pas de réponse... Sud affirme que ce projet de loi est liberticide, il met en place une épuration sociale Il y a une méconnaissance notoire des cadres encadrant les équipes médico sociales. Le résultat de ce projet de loi va favoriser la précarisation .Les personnes vont se cacher, échaudées par leur demande d’aide. Ce projet de loi est un profit pour la société capitaliste il favorise le suicide.L’absence de demande entraîne l’absence de soin et de suivi social. Le fichage généralisé entraîne la généralisation de la population en demande.... C’est une loi génératrice de souffrance, et de violence. Etonnement de Monsieur DELANNOY quant au maintien du projet de loi La délégation Sud leur apprend que Monsieur de VILLEPIN a réaffirmé le 14 octobre 2004 à Bordeaux sa détermination à déposer ce Projet de Loi ; SUD demande une Guérilla juridique de la part du politique progressif de gauche.

Monsieur DELANNOY s’engage à Restituer au parlementaire du Nord, Pour lui Villepin et Sarko même topo. Membre du conseil national des villes, Monsieur Delannoy est intervenu avec d’autres élus, tous ont été estomacqués que ce projet de loi soit dans les mains du ministère l’intérieur. Cette main mise est signe d’une politique répressive. C’est une rupture innacceptable pour le parti socialiste. Villepin n’a donc pas adouci les propos de son prédécesseur. Monsieur DELANNOY fait d’ailleurs part à ce sujet en tant que Maire de la ville de Tourcoing qu’un des quartiers de cette ville ait été ciblé comme site pilote, c’est une insulte « on est pas des barbares » ! Monsieur DEROSIER a à ce sujet déposé une motion de censure refusant l’institutionnalisation de la délation et protégeant l’éthique de ces agents. Suite à notre entretien, Monsieur DELANNOY s’est engagé à demander au conseil Général de se remobiliser. Nous avons affirmé à nouveau le retrait de ce projet de loi dans sa globalité en demandant aux élus d’être vigilants même si ce projet était retiré puisque la tactique du gouvernement actuel est de faire passer des articles de loi dans d’autres projets de loi. Stratégie très habile et machiavélique. Le projet de loi positionnant le Maire comme coordinateur décideur évaluateur est gravissime dangereux. L’application et les orientations dépendront aussi bien d’une position individuelle et/ou politique. Nous avons exigé qu’une position collective du parti de l’opposition soit prise à savoir la non application de cette loi. Nous avons rappelé que 11 prérogatives sur 24 préconisées par LEPEN étaient passées sans réactions efficaces de l’opposition. Il a été rappelé que la politique actuelle était claire : le fascisme. La position du Parquet de Lille est très claire au sujet des mineurs étrangers, quand le juge des enfants prononce une mesure de protection à l’égard de ces jeunes sans papier, le parquet fait appel. Alors que dans le même temps, les décisions de protection de l’enfance prises par le juge à l’encontre d’enfants considérés en danger ne sont aucunement contestées. Nous avons dénoncé les descentes de services de police dans les lycées pour exiger la liste des élèves absents, l’arrestation des élèves sans papiers. Pour Monsieur DELANNOY cette loi ne peut pas être appliquée. Le Service social n’a plus lieu d’exister puisqu’il est basé sur la relation de confiance et non de répression et de contrôle. Madame BATAILLE affirme que c’est une remise en cause totale de notre démocratie Monsieur DELANNOY s’est engagé à faire un compte rendu complet de cet entretien à Monsieur DEROSIER et à nous le transmettre. Nous marquons notre sidération quant à l’absence des autres organisations syndicales du Conseil Général considérées comme représentatives à cette journée d’actions. Etonnement de la part des élus étant donné l’urgence vu notre discours. Nous annonçons la prochaine mobilisation nationale pour le mardi 14 décembre 2004, qui prendra la forme dans la région d’un meeting à la Halle aux Sucres à LILLE de 14 H 00 à 17 H 00. Nous demandons que Monsieur DEROSIER marque son soutien par rapport à la résistance par le paiement des journées de mobilisations concernant ce projet de loi à tous les agents du département. Nous affirmons notre désobéissance si cette loi passait et leur demandons de réfléchir à la leur.

Anne DUTIILEUX Secrétaire Générale Section Sud Conseil Général du Nord

Portfolio