Liberté-Egalité-Fraternité

lundi 21 janvier 2008


LIGUE DES DROITS DE L’HOMME – COLLECTIF 85 CONTRE LA DELATION ET LA REPRESSION SOCIALE LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE ? Article premier : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Article 12 : Nul ne sera l’objet d’immixtions (intrusions) arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes. Déclaration universelle des droits de l’Homme, 1948. La loi du 23 octobre 2007 relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile, porte atteinte aux principes précités en introduisant en droit français des modes de preuve de filiation distincts pour les personnes de nationalité française et les étrangers demandant le regroupement familial : simple acte de naissance ou de possession d’état pour les premiers contre test ADN pour les seconds. De plus, le gouvernement n’a de cesse de multiplier les conditions nécessaires à l’obtention du regroupement familial : salaire au moins égal à 1,2 SMIC , superficie du logement, formations et évaluations à répétition - sur la langue, les valeurs de la République, les droits et devoirs parentaux, la signature d’un contrat d’accueil et d’intégration…- limitant ainsi le droit légitime à une vie familiale. La loi du 5 mars 2007 dite « de prévention de la délinquance » fait voler en éclats le secret professionnel et instaure le maire « Big Brother shérif » ! Les professionnels de l’action sociale sont transformés en auxiliaires de police : ils sont tenus de transmettre au maire (ou à son représentant) des informations sur la vie privée des personnes en difficulté qui leur ont fait appel, en toute confiance, sous le sceau du secret professionnel. Muni d’informations à caractère personnel sur ses administrés -fournies par les services sociaux, la CAF, la MSA, l’Inspection académique, la police, la gendarmerie, la justice…- et dont certaines peuvent être informatisées, le maire peut être à l’initiative de sanctions, notamment à l’encontre des parents qu’il jugera « défaillants » : rappel à l’ordre, mesures d’« accompagnement parental », d’« accompagnement en économie sociale et familiale », « contrat de responsabilité parentale »… Article 35 : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, 1793. Montrer du doigt, surveiller, ficher les populations les plus fragiles victimes de l’insécurité économique et sociale, porter atteinte au droit à la vie privée constitutif de toute société démocratique, ne fera pas reculer l’insécurité physique ! Ces deux lois doivent être retirées ! Une réelle prévention de la délinquance passe notamment par l’accès de toutes et de tous, quelles que soient leurs origines, aux droits fondamentaux : droit à un travail stable et correctement rémunéré, à un logement décent, à la santé, accès aux services publics… Pour joindre la LDH : Galerie de l’Empire, 11 place Napoléon, La Roche sur Yon.

Pour joindre le Collectif 85 contre la Délation et la Répression Sociale : C/O Union syndicale Solidaires, Bourse du travail, 16 bd Louis Blanc, la Roche sur Yon