Les 18, 19 et 20 octobre Les travailleurs sociaux interpellent les Mulhousiens

dimanche 17 octobre 2004


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Le collectif 123/456 participe à sa façon aux « États généraux du Social » qui se tiendront du 18 au 22 octobre à Paris. Stand d’animation, manifestation, conférence et fête sont programmés sur le pavé mulhousien.

Pendant que seront remis les « cahiers de doléance » aux États généraux de Paris, cahiers dans lesquels les travailleurs sociaux rejettent « le rôle de supplétifs des services de l’ordre » qu’on veut leur faire jouer si l’avant-projet de loi de la prévention de la délinquance est adopté en l’état, le collectif 123/456 de Mulhouse, entend se faire connaître du grand public. Regroupant depuis un an, une trentaine des travailleurs sociaux, de formateurs de l’Institut supérieur du social de Mulhouse (ISSM) et des étudiants, le collectif 123/456 explique : « L’objectif est faire partager avec les Mulhousiens nos préoccupations quant à la dégradation des principes républicains qui garantissent à tous et notamment aux populations en difficulté, le respect de leurs droits et des conditions de leur développement comme individus parmi d’autres. Nous souhaitons faire connaître les métiers du social et différents champs d’application ». Un stand sera ouvert au public lundi 18, mardi 19 et mercredi 20 octobre, place des Victoires près de la fontaine de la rue du Sauvage, de 11 h 30 à 18 h. Maryse Esterlé-Hédibel, chercheur au CNRS, animera une conférence sur le thème : « Absentéisme, déscolarisation au risque d’une identité déviante à l’adolescence ». Mardi 19 octobre à 14 h 30 à l’ISSM 4, rue Schlumberger.

Dégradation

Mercredi 20, le collectif 123/456 organisera une manifestation contre l’avant-projet de loi de la prévention de la délinquance. La manifestation programmée à 17 h partira de la place des Victoires pour se rendre en cortège à la sous-préfecture. Le collectif précise à ce propos : « Nous demandons aux manifestants de venir avec des annuaires que nous remettrons au sous-préfet, puisque le risque de ce projet est d’obliger les intervenants sociaux à signaler au maire tout citoyen connaissant des difficultés sociales, éducatives et matérielles ». En clair, le risque de dénonciation sous-tendu par cette obligation remet en cause le contrat de confiance et la confidentialité des rapports entre les usagers et les travailleurs sociaux. Au cours de ses trois journées, le collectif mettra aussi l’accent sur la dégradation des moyens qui diminuent alors que les tâches augmentent et le désengagement de l’État. Enfin après la manifestation, il y aura une soirée festive à partir de 19 h avec théâtre forum, rencontres échanges et convivialité, dans les locaux de l’ISSM.

E.Ch.