Le syndicalisme est-il un crime sexuel ?

Syndicat de la magistrature, 30 avril 2004

dimanche 2 mai 2004

A propos du fichage génétique de Charles Hoareau, représentant de la CGT Chômeurs de Marseille


Voir en ligne : Syndicat de la Magistrature

Alors que le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), installé dans les locaux de la police scientifique et technique d’Ecully (Rhône), ne devait comporter que les empreintes génétiques des personnes condamnées pour des crimes et des délits sexuels, les législateurs successifs, tant de l’actuelle majorité que de la précédente (Loi sur la Sécurité Quotidiennne, loi sur la Sécurité Intérieure, Loi Perben II), ont élargi les motifs de fichage aux condamnés pour des faits de détériorations et de violences, ainsi qu’aux personnes suspectées d’avoir commis ces infractions.

A l’époque le Syndicat de la magistrature avait dénoncé l’extension sans fin de ce fichier qui tend à mettre en place un contrôle généralisé de la population.

Après avoir organisé dans certains établissements pénitentiaires le relevé systématique des empreintes génétiques pour alimenter ce fichier à marche forcée, la police nationale fiche les militants syndicaux condamnés du fait de leur activité syndicale...

Cette pénalisation du mouvement social constitue la seule réponse des pouvoirs publics et du gouvernement à la victoire judiciaire des chômeurs dans le maintien du paiement de leur indemnisation suite au jugement du TGI de Marseille du 15 avril 2004.