Le bulletin « papier » du collectif marnais

dimanche 3 avril 2005, par Nath


Voici le premier numéro. Nous sommes preneurs de vos critiques et propositions. Et si vous voulez nous envoyer vos contributions, elles seront bienvenues ! Pour le moment, il est très « local ». Il ne tient qu’à vous qu’il s’améliore. Nath

Documents joints


1 Message

  • > Le bulletin « papier » du collectif marnais

    12 avril 2005 23:17, par Thierry

    Il est regrettable qu’il n’existe pas de version *.pdf, plus largement diffusable sur le net et toutes les pages seraient dans un fichier unique. C’est un détail qui porte son importance, online. Voilà pour la critique « technique », plus qu’une critique de fond pour le moment. Autre chose, il semblerait que les images ne soient pas jointes aux fichiers. En page 2-3 >> impossible d’afficher le fichier.

    Je me permets de vous écrire parce que la vie citoyenne m’intéresse. Sans pour autant prendre parti dans une vie politique, ce côté aurait tendance à me ronger si j’en prends trop coeur. Cependant pour avancer dans une réalité commune, il est important de comprendre les intérêts et les enjeux qui se déroulent sous l’oeil d’une société qui réapprend ce que signifie le pouvoir du « non ». Il est primordial d’exprimer ce non dans le cadre constitutionnel pour bâtir une ouverture, un « oui » à venir garantissant la préservation de la constitution des droits de l’homme et du citoyen. Une constitution imparfaite, à travailler sur la durée, passéiste diront les uns, bâtie sur l’illusion collective égalitaire et de tolérance commune dans le respect des différences « qui nous rassemblent ».

    Pour ma part, je crois d’avantage aux « droits de l’être », ce qui prône un respect plus profond en l’être humain, une ouverture plus large sur ceux qui nous diffèrent. Les droits de l’être, c’est le respect de tous quelque soit le mode de vie et le sexe, dans le respect des droits législatifs et exécutifs. Ce qui se rapprocherait de certaines valeurs plus universelles, une particule qui ne fait pourtant plus parti de la rhétorique contemporaine. Hors, il faut bien perdurer ce qui nous tend vers ce qui n’est pas encore une réalité ! L’illusion est vitale pour être humain. Les opposants le comprennent bien, et la vague du libéralisme usinée sous la communication du management croit elle même que son illusion lui donne le droit d’attribuer une conscience monétaire dans le mot. C’est une importance bien entendu de lever des fonds à l’échelle d’une puissance européenne, il ne faut pas se leurrer, mais pas au prix de devoir étiqueter chacun d’une valeur marchandée.

    Bien sûr que le social aujourd’hui n’est pas un meilleur. Ca fonctionne sous l’urgence principalement. Je crois que l’aide commence par un soutien humain d’abord. Economique ensuite, c’est inévitable et cela n’est pas considérer le travailleur social comme un porte-monnaie vivant. C’est plus complexe que ça. Je pense par exemple que le système du RMI n’est plus adapté à nos jours. Il soutient bien évidemment beaucoup de personnes mais ne produit pas de l’acte. Il me semble que cela devrait renaître sous une forme dégressive pour les personnes qui souhaitent entreprendre un projet, sans forcément la « condamner » au bout d’un éventuel échec. Mais ça c’est du « rêve », j’en conviens.

    Autre chose, sur un plan plus général, dans divers organisme le droit à « l’échec » n’existe pas. J’en note car il me faut préciser que pour ma part, lors de mes démarches pour chercher un organisme de formation, je n’eus aucun droit d’échec ou de réussite. Le fait même que les médias avancent en masse uniquement les réussites en se nourrissant des échecs démontre combien cette éducation sera destructrice. J’insiste sur « le massage éducatif ». Bien entendu, pas que de mauvaises choses, notamment l’on perçoit bien une tentative d’habituer les familles à visualiser des émissions parlant des questions de l’homosexualité, de l’intolérance sociale et légale dominante, sous des formules maladroites et flirtant avec les pâquerettes. C’est le lot de la télévision pour tous. Et cela n’est en rien lié à une carence d’humilité. On peut très bien se situer au niveau de tous sans pour autant oublier le fondement même de l’information, apprendre. Hors, évidemment la parole articulée, notez-le, n’a pas pour objectif de rendre intelligent, mais d’y faire croire...

    Moi, « je » déplore ce fait. Personnellement, en tant que RMIste, je souhaite toujours apprendre et comprendre ce qui m’amène à rencontrer certaines personnes. J’aime connaître ce qui anime les gens autour de moi, mais le temps n’existe plus. Difficile alors de ne paraître être un « mangeur de temps » à autrui lorsque nous nous situons en dehors. Pour ma part, je ne me définis pas comme être marginal, mais plutôt grillé. Le filament ayant rompu, je le soude pour apprendre à briller d’une nouvelle « lumière ». Ma motivation m’appartient.

    Je me suis un peu égaré.
    Je reviendrai probablement sur ce bulletin papier, une très bonne initiative. Je crois que le travail social, sans imposer de valeur politique, peut « informer » l’usager et lui indiquer des sources afin de le rendre plus ouvert à la compréhension du monde (de son monde en prime lieu) sans pour autant le marteler sous le mot éducatif. Il me semble que les questions actuelles sont à tendance divisible. Hors, si l’on souhaite tenir des valeurs franches, il faut tenir un discours qui tranche à vif ! Il est important de vous situer et de mesurer le fait que l’usager dans tout ça est tenu à l’écart. Je pense que d’autres comme moi, se disent que de rendre un problème de société individuel, ça ne sert qu’à nous plomber légalement au piquet ! Je suis personnellement agoraphobe ce qui me démembre. Cela me paralyse malheureusement car je ne peux acter une organisation, des moyens mit en oeuvre pour rassembler l’opinion des gens exclus, rmistes et au chômage. Il ne s’agit pas de mettre en oeuvre une révolution. Mais d’informer, de véhiculer surtout une réalité, celle que nombre des gens sans situation ne sont pas des pleutres à taper de loin, pour ne pas avoir mal.

    Bonne soirée,
    Thierry.