LETTRE OUVERTE AU COLLECTIF NATIONAL UNITAIRE

vendredi 31 mars 2006


Suite à la mobilisation réussie du 22 mars 2006 à l’appel du CNU, des questionnements émergent sur la poursuite du mouvement tant sur la forme que sur le fond. Ces interrogations s’inscrivent dans une volonté d’articuler une dimension nationale et une mobilisation locale contre le plan de prévention de la délinquance.

Aujourd’hui nous faisons le constat que le choix d’une mobilisation locale était pertinente tant au niveau de la couverture médiatique que par la nécessité d’informer et de sensibiliser les professionnels et la population. Une délégation à la manifestation parisienne aurait été très difficile matériellement et de ce fait très peu nombreuse alors que le rassemblement à Montpellier a mobilisé 350 personnes.

Il s’agit à présent de réfléchir sur les outils nécessaires à un travail en commun entre les différents collectifs locaux et le niveau national représenté par le CNU qui permettraient de mettre en lien les initiatives et de favoriser une action collective.

Le CNU est un interlocuteur essentiel qui doit s’appuyer sur les potentialités locales. Nos attentes en tant que collectif à son égard sont importantes :
-  être un interlocuteur au niveau national
-  permettre la circulation des informations
-  proposer des dates communes tenant compte des réalités locales

Les collectifs sont des outils indispensables du fait de leur présence locale, de leurs compétences en matière de diffusion, d’informations et de mobilisation.

Il nous semble primordial de réussir à articuler la complémentarité de ces deux niveaux dans les prochaines mobilisations. Cela implique de réfléchir ensemble à des modes de représentativité et à des outils de communication adaptés. La liste de diffusion du CNU ne permet pas dans son fonctionnement actuel de répondre à cette attente. La multiplicité des interventions si elle est riche en informations pénalise l’accès à l’information et ne permet pas des allers retours entre le local et le national pour une organisation collective. Il nous faut peut être alors trouver un autre fonctionnement qui pourrait s’appuyer sur des correspondants locaux en définissant les modalités de décision.

Cette lettre s’inscrit dans une volonté de susciter l’échange et une réflexion commune sur une organisation qui permette de tenir compte au niveau national des besoins des collectifs locaux et qui soutienne une cohérence au niveau local et national.

La poursuite et la réussite de notre mobilisation dépendent de notre capacité à travailler ensemble.

Collectif Héraultais contre le projet de loi dit « sur la prévention de la délinquance »ANAS LR - CGT Conseil Général 34 - CHATS - CREER - FCPE - Ligue des Droits de l’Homme - Syndicat des Avocats de France - SNPES-PJJ/FSU 34 - SUD Education 34 - SUD Santé Sociaux 34 - Union Syndicale SOLIDAIRES


1 Message

  • Je pense que nous sommes beaucoup à avoir des « attentes » vis-à-vis du collectif national.
    Il y a environ un an, le collectif marne (et pas seulement) avait formulé des demandes, dont une rencontre nationale des collectifs.
    Cette année, à nouveau, nous avons regretté que la manif nationale ne donne pas lieu à une rencontre/forum.
    Un temps de rencontre et de débat me semble INDISPENSABLE ! Sinon, le mouvement va se déliter, tout simplement.
    Localement, les potentiels existent et on ne s’appuie pas dessus.
    Personnellement, je le regrette.
    Nath (marne)