Jour de grève et d’actions au pays de Fougères

lundi 13 décembre 2004


Le collectif « Copadas » a choisit de répondre à l’appel du Collectif Unitaire National par une journée de mobilisation et de grève. De 9 h à 12 h, débat, information pour tout public, salle Jules Couannault (couvent des Urbanistes). A 11 h 30, une délégation rencontrera le sous préfet. Le 3 juin, nous avions manifesté dans les rues de Fougères et déposé à la sous préfecture une pétition avec 2200 signatures demandant le retrait pur et simple de l’avant projet de loi sur la prévention de la délinquance. Qu’en est-il ? L’après-midi, dés 14 h 30 rassemblement place A. Briant pour informer la population de nos inquiétudes au sujet de ce projet de loi mais aussi sur les menaces qui pèsent sur l’action sociale en générale. Notre mobilisation ne dépend pas seulement du projet de loi. Mardi 7 décembre, nous avons organisé un café social avec ce constat : «  Dans la mouvance actuelle du contexte social, économique et politique, les professionnels de l’action sociale s’interrogent sur le sens à donner au travail social ».

Les réflexions, les témoignages des participants ont permis d’élargir la question sur l’action sociale et pas seulement de se cantonner au projet de loi. Une intervenante du collectif psycho-Malouin a présenté le collectif des psychologues et leurs préoccupations. Nombreuses sont les similitudes entre nos préoccupations et les leurs. La dimension économique est étroitement liée à la politique. Nous en ressentons les conséquences. Il semble y avoir une volonté idéologique de revenir à une autorité d’antan (le père fouettard) et une volonté économique de restreindre les services publics pour verser dans le secteur marchand. Il nous faut être plus offensif. Si notre lutte se focalise seulement sur le projet de loi de la prévention de la délinquance, nous allons nous confronter a un public majoritairement favorable au tout sécuritaire. Elargissons la question, les états généraux du social ont prouvé qu’il y avait un malaise bien plus général. Les politiques ne sont-ils pas entrain de remettre en cause les compétences des professionnels de l’action sociale ?

Nous avons suffisamment d’arguments pour prouver notre utilité dans la société d’aujourd’hui. C’est pourquoi, je réponds aux arguments-alibis qu’il n’y a pas besoin d’avoir un projet de loi en main pour attendre de réagir.

Mardi 14 décembre, il faut nous mettre en grève !

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