Informatique, fichage, libertés ...

vendredi 2 avril 2010


Il y a bien peu de gardes-fous au contrôle total que la surveillance informatique permet d’exercer sur les individus. A cette heure, ils ne sont pas légaux et ne se limitent guère qu’à ce que l’individu choisit de taire.

Outre la communication de données sous demande d’un juge, il y a ça !

La LOPPSI ce sont aussi les mouchards de la police

Le projet de loi autorise la police dans certaines circonstances à utiliser des logiciels mouchards enregistrant les frappes au clavier (keylogger) ou des captures d’écran, à l’insu de l’utilisateur. Ces dispositifs pourront être installés sur place ou même à distance durant une période de huit mois.

L’accueil fut plutôt froid du côté de RSF comme de la CNIL : « Le projet de loi prévoit la possibilité de mettre en oeuvre un dispositif de captation dans tout type de point d’accès public à Internet (cybercafés ou bornes d’accès publiques). La Commission souligne la portée de cette disposition, qui pourrait permettre l’enregistrement pendant une durée d’au plus huit mois, de tous les caractères saisis au clavier et de toutes les images affichées sur l’écran de tous les ordinateurs d’un point d’accès public à Internet, et ce, à l’insu des utilisateurs. »

La LOPPSI c’est aussi le fichier d’analyse sérielle

La LOPPSI, c’est aussi le fameux fichier d’analyse sériel. Il s’agit d’un système de traitement des données ouvertes (informations disponibles sur internet, Facebook, Twitter, etc.) ou fermées (IP, numéro de téléphone, données détenues par les FAI) qui pourront être exploitées dans le cadre de certaines infractions. C’est là une une capacité énorme de rapprochement et de traitement de la sérialité qui est en phase d’installation.

Une infraction à lieu près d’une banque et voilà la police autorisée à analyser la liste de tous les mobiles qui ont passé un appel à partir d’une borne située à proximité, les références GPS des voitures en circulation dans les alentours, les numéros de CB utilisés pour payer ou retirer de l’argent, le tout croisé avec tous les fichiers possibles comme ceux détenus par les autres administrations et tous les opérateurs privés, ou sur les réseaux internet. On veut aller très vite et ratisser très large.

Et hélas un dernier point, non des moindres, issu de l’acta, petit frère de l’AMI, en gestation depuis 2004 qui sanctifie les brevets, mais aussi le fichage...

Les autorités compétentes pourront demander la délivrance des données possédées ou juste contrôlées (donc juste accessibles, gérées). Ce fait, additionné à la responsabilité engagée de tout hébergeur, prestataire ouvre les portes à du grand n’importe quoi.

Emilie (avec de larges extraits piqués à PCinpact ...)


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