GRAVES VIOLENCES POLICIÈRES À LYON

dans le quartier des Terreaux

mardi 14 décembre 2004

Dans la nuit du 20 novembre, des policiers se sont acharnés sur deux jeunes comme des bêtes féroces. Depuis un moment déjà, les jeunes d’origine maghrébine, notamment, sont le sujet d’un harcèlement permanent, et sans raisons valables, de la part de policiers du 1er arrondissement de Lyon. C’est un témoignage collecté par l’association TÉMOINS, et DiverCité.


Deux jeunes s’embrouillent pour une broutille dans la nuit de vendredi à samedi 20 novembre 2004 vers minuit 20 à l’angle de la rue St Polycarpe et de la rue Romarin. L’un des deux donne un coup de casque à l’autre qui se défend en le frappant. Du coup, le premier part en moto et ramène la police. Celui-ci retirera d’ailleurs sa plainte peu de temps après.

C’est ainsi que ce même soir, vers 1 heure du matin, à la hauteur du 8 rue St Polycarpe, un véhicule 306 banalisé s’arrête, dans lequel il se trouve, en compagnie de quatre policiers en civil, et il leur montre l’autre jeune qui se trouve sur le trottoir au sein d’un groupe de quatre personnes sur le point de se quitter. Les policiers, sans signes distinctifs, sont venus directement sur lui, sans aucune explication. Ils lui ont tout de suite mis les menottes, l’ont mis par terre, et l’ont frappé à coups de matraques, de coups de poings gantés et de coups de pieds dans la tête.

Son jeune frère s’est approché pour demander des explications. Ils l’ont immédiatement menotté, sans parler avec lui, et avec l’aide d’une autre patrouille arrivée sur place en Xsara Citroën, ils l’ont frappé pendant vingt minutes. Ils lui ont mis des coups de matraques dans la tête. Ils lui ont ouvert la tête. Une flaque de sang était encore visible, deux jours après, sur le trottoir juste devant le 8, rue St Polycarpe.

Ces deux jeunes, lorsqu’ils étaient frappés, criaient « arrêtez de me frapper » sans insulter ces policiers. Une dame qui habite dans l’immeuble au-dessus a ouvert sa fenêtre et a dit aux policiers : « Arrêtez ! Vous allez les tuer ! Ils sont menottés ! ». Un policier lui a répondu : « Soit tu descends nous aider, soit tu fermes ta gueule, connasse ! Rentre chez toi. » Et un autre : « Si t’as peur du sang, nous on en veut du sang ! » Du coup, elle a fermé sa fenêtre. Mais, un peu plus tard, elle a fait des recherches pour retrouver d’autres témoins de cette scène dramatique en pleine rue.

Un couple de passants descendait la rue St Polycarpe. Quand ils ont vu que les policiers s’acharnaient sur ces jeunes, l’un des deux est allé vers les policiers en leur demandant de stopper puisqu’ils étaient menottés. Un des policiers s’est approché de cette personne, et lui a donné un coup dans la figure, ce qui lui a cassé une dent. L’autre personne du couple a ramassé aussi un coup et aurait l’arcade sourcilière éclatée. Apparemment, ces deux personnes auraient porté plainte. D’après des témoins, c’était comme si ces policiers étaient sous l’empire d’une drogue pour s’acharner de la sorte et pour s’en prendre même aux passants.

Les deux autres personnes, qui se trouvaient avec les deux frères, ont été menottées tout de suite. Ils ont reçu des giffles et ont finalement été relâchés. D’autres personnes qui se trouvaient dans le coin, et notamment de très jeunes mineurs, ont dû se mettre contre le mur et ont été maltraités par les policiers, avant aussi d’être relâchées.

Les deux frères, blessés par les policiers ont été emmenés d’abord au commissariat du 1er arrondissement, place Sathonay. Dans une salle du commissariat, alors qu’ils étaient prêts à s’évanouir, ils ont été de nouveau frappés, à tour de rôle, par de nombreux policiers, chacun à leur tour. Ils s’échangeaient les gants et se défoulaient sur ces deux jeunes, comme si c’était un jeu. Et cette fois, cela a duré environ une demi-heure. Ils leur disaient : « sales bougnoules ! sales arabes de merde ! ta mère la salope ! » tout en les frappant à coup de pieds, à coup de poings, à coup de matraques ou en utilisant des menottes. Ils n’hésitaient pas à mettre des coups de pieds dans la gorge. A ce moment-là, l’un des deux jeunes a vraiment cru que les policiers voulaient les tuer. Dans la rue, il y avait des témoins qui pouvaient observer la scène, tandis que là, au sein du commissariat, les policiers savaient qu’ils étaient tranquilles pour se défouler sur ces deux jeunes.

Ensuite, ils ont été emmenés à l’hôtel de police Marius Berliet. Sur le parking, un inspecteur, chauffeur de la 306, a prit à part l’un des deux jeunes en lui faisant un chantage : « Fait comme si de rien n’était. On t’a rien fait. Dès que tu sortiras, on ne te cassera plus les couilles dans le quartier. Mais ne dis rien. » Or les policiers n’ont pas attendu, eux, pour porter plainte immédiatement contre ces deux jeunes pour violences en réunion, violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, outrages et rébellion.

Dans les locaux de Marius Berliet, alors qu’ils étaient déjà en sang, ils ont eu droit à un troisième tabassage qui a duré entre cinq et dix minutes. L’un des deux jeunes a demandé un mèdecin qui a refusé de le soigner, ni ne lui a donné un cachet pour la douleur. Comme il disait qu’il aurait du mal à reprendre son travail dans cet état, le mèdecin a fini par lui donner trois jours d’ITT, en disant qu’il ne pouvait donner plus car il ne voulait pas de problèmes avec la police. Et l’avocate de permanence lui a dit qu’il risquait d’aller en prison. C’est tout ce qu’elle a lui dit.

Ils ont passé la nuit dans ces locaux. A huit heures du matin, il s’est aperçu que son frère n’était plus là. On lui a dit que son frère était à l’hôpital Jules Courmont pour un traumatisme crânien. Quant à lui, il a été relâché samedi vers 19 heures. Il est allé très vite voir un mèdécin qui lui a donné tout de suite huit jours d’ITT. Quinze jours après il avait encore un oeil au beurre noir énorme et des cocards sur la figure en ne parlant que de ce qui était visible.

Les parents, très inquiets, n’ont eu aucunes nouvelles de leur fils hospitalisé. Quand ils ont téléphoné à l’hôpital Jules Courmont, on ne voulait rien leur dire. Les parents n’ont pas eu l’autorisation d’aller le voir, tout comme l’avocat. Ils ne savaient pas si leur fils était dans le coma, s’il était encore en vie... Maintenant, il est sorti de l’hopital, mais il a immédiatement été incarcéré à la prison St Joseph.

La famille a envie de se battre contre ces violences policières, en rassemblant le maximum de preuves, de témoignages. Ils aimeraient former un groupe de soutien, retrouver le couple de passants qui aussi a été blessé. Ils sont décidés à porter plainte en se constituant partie civile. Une saisine auprès de la Commisssion Nationale de Déontologie de la Sécurité est en cours.


6 Messages de forum

  • > GRAVES VIOLENCES POLICIÈRES À LYON

    15 décembre 2004 11:58

    une fois de plus la solidarité des médecins, des avocats, des bac+5 avec la police est avérée.
    sans eux, la police ne peut pas faire ce qu’elle fait.
    c’est vrai dans toute la france.
    lorsque je vois qu’un collectif de psychiatres a signé la « lettre ouverte à la population », j’estime qu’il se pose la question de savoir a quel jeux jouent ceux qui sont une pièce maitresse du dispostif gestapiste en france.
    marc
    coli noos.fr

  • > GRAVES VIOLENCES POLICIÈRES À LYON

    21 décembre 2004 17:32, par Benoit

    Vive le pays des droits de l’homme, ou des bêtes en uniformes remettent au gout du jour des méthodes utilisées par la gestapo il y a 60 ans.
    Citoyen dormez tranquille la police vous protège !

  • > GRAVES VIOLENCES POLICIÈRES À LYON

    17 mai 2005 01:29, par antimythomane

    ON CROIRAIT LIRE UN ROMAN ECRIT DE TOUTE PIECE
    SON AUTEUR NE SERAIT IL PAS ANTI FLIC ET UN PEU MYTHOMANE SUR LES BORDS

  • GRAVES VIOLENCES POLICIÈRES À LYON

    31 décembre 2005 16:14, par tkttttt

    je sai pa si cette histoir est vrai mais si sa lai je trouve cela inadmissible !!!et ke personne réagisse je trouve sa honteux,lamentable ;pitoyable !!!la descrimination existe et i fo ke cela cesse !!!ce sont des ètre humain et non des bêtes !!!reagisser !!!la police profite de leur pouvoir !!!ARRETERRRRR !!!!!

  • GRAVES VIOLENCES POLICIÈRES À LYON

    6 février 2006 00:18, par chloé

    bon voila jai trouver ce texte horrible jestime ke les policiers de cette histoire n’aurai meme pas du continuer leur travail SI ON PEU APPELER CA UN TRAVAIL étant donner leurs agissement g honte pour eux et je soutient c deux jeune dans leur combat je ne c pas si depui lecriture de ce texte laffaire a été etablie mais G HONTE JE SUIS CHOKER ET DSL PR C DEUX JEUNES AINSI KE LES TEMOINS ET MINEUR AINSI QUE TOUS LES AUTRES jaimerai ke pr une foi la peine de mort soit retabli pour ce genre detre hinumain qui se permete de frapper des personnes de nationnalité etrangère

    Voir en ligne : grave violence policière a lyon

  • GRAVES VIOLENCES POLICIÈRES À LYON

    21 février 2007 21:25, par Léo Zloty

    de l’avis de antimythomane.... Je ne trouve aucun autre article sur ces fameux faits.