En attendant De Villepin... (tribune)

dimanche 21 novembre 2004, par bernard-marie


Depuis le départ de M. SARKOZY du ministère de l’intérieur, les informations concernant l’avancée du projet de loi étaient devenues plus rares. Quelques déclarations plutot rassurantes sur l’abandon de l’obligation de signalement faite aux travailleurs sociaux étaient lachées, mais sans autres indications sur d’éventuelles modifications du projet de loi. Or, les déclarations récentes de M. CHIRAC lors de son déplacement à Nimes semblent etre le signal de l’ouverture du procesus de propagande avant la divulgation du projet de loi, qui nous est maintenant annoncé avant la fin de l’année. Que faire dans l’attente que ce texte ne soit révélé ? Agir ou ne pas agir ? Telle est la question qui en ce moment agite les collectifs. Si cette question se pose, c’est que certains collectifs craignent que sans éléments vraiment nouveaux, le défaut de mobilisation perçu ces derniers temps se fasse ressentir sur les actions à mener. Or, si effectivement il n’y a pas réellement de nouvelles informations, le temps n’est aujourd’hui plus le meme et le contexte nous indique que c’est le moment. Le moment de quoi ? Peut-etre celui de considérer les personels du secteur social (ceux en tout cas qui se sont sentis à un moment donné, concernés par les risques que fait courir pour leur profession comme pour les usagers ce projet de loi) comme des adultes responsables, capables de comprendre les enjeux d’une mobilisation dans un contexte flou où ne pas etre présents serait ouvrir des boulevards à n’importe quel projet politique. Attendre de connaitre les textes, c’est aussi prendre le risque double de réagir trop tard et de le laisser croire, ce qui pour le coup entrainerait une réelle démobilisation. L’avantage d’un argumentaire, c’est qu’il existe toujours un contre argumentaire ! Et c’est justement parce qu’il n’y a pas d’élément nouveau, que seule une manifestation nationale était en capacité de mobiliser. Localement, hormis pour de gros collectifs comme Paris ou Toulouse, ce sera beaucoup plus difficile !

Si une manifestation nationale à Paris était donc selon moi de nature à rassembler, le CORRESO pour sa part, a pris acte de la décision d’actions locales. Compte tenu du contexte, et sous couvert de l’accord de l’Assemblée Générale prévue le 29 novembre, il espère pouvoir organiser le 14 décembre, un forum sur les répercutions dans les domaines scolaire, social, politique et juridique, qu’aurait une loi du type « prévention de la délinquance » telle que rédigée dans l’esprit que nous lui connaissons actuellement.

Cependant, si des éléments nouveaux amenaient à repenser la journée du 14, je pense que notre réseau pourrait nous permettre de réagir rapidement pour mettre en place d’autres formes d’actions, en d’autres lieux ...