Dans le Val de Marne, des dossiers d’usagers du service social consultés par un organisme privé !

samedi 9 juillet 2005


SDU 94 -CLIAS/FSU CGT-SPASS Tél : 01.43.99.74.76 Tél : 01.43.99.74.66

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DU CONSEIL GENERAL DU VAL DE MARNE

Non à la consultation des dossiers des usagers du service social ! Travail social en péril !

Six circonscriptions ont été désignées pour répondre à une commande de l’administration, pour recevoir un cabinet de consultant « Michel QUIOT » ( un de plus !), qui selon son cahier des charges est autorisé à consulter les dossiers nominatifs des usagers, suivis par les assistantes sociales de l’accompagnement, avec ou sans le référent social et surtout sans l’autorisation de l’usager concerné ! Tout cela au mépris d’une règle primordiale qui est celle de l’obligation faite aux assistants de service social de ne pas révéler les éléments confiés par les usagers : le secret professionnel. Il a pour objectif d’assurer la confiance qui s’impose entre le professionnel et l’usager.. Le respect du secret professionnel est une obligation pour l’un et une garantie pour l’autre. Rappelons que la révélation d’une information à caractère secret est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 Euros d’amende !

Cet appel au cabinet QUIOT s’inscrit dans une volonté non avouée de rationaliser à l’extrême le travail d’assistant de service social, qui a commencé notamment avec la mise en place de la pointeuse. C’est une décrédibilisation supplémentaire des responsables de circonscription dans leur rôle hiérarchique et leur fonction d’encadrant technique. La collaboration avec le responsable de circonscription conjuguée au travail d’équipe garantit un service de qualité rendu à la population.

- A l’heure où nous n’avons aucune certitude que tous les postes AS CAF soient remplacés,
- A l’heure où la charge de travail liée à la loi de décentralisation augmente, où les dispositifs s’empilent, vidant de son sens le travail social,
- Quand le redéploiement du personnel devient le maître mot du Conseil Général,
- Et que depuis plus de dix ans, statistiques et rapports d’activité produits par nos services répondent parfaitement à la commande faite à ce cabinet de consultant, nous nous interrogeons sur l’objectif réel de cette étude.

Nos organisations syndicales appellent les collègues des circonscriptions concernés par cette étude, à ne pas répondre à cette commande. Chacun de nous sait bien qu’il est nécessaire de garantir la confidentialité pour les usagers. Chacun de nous sait bien, que pour assurer un service public de qualité, c’est de moyens humains dont nous avons besoin.

Il y a des choix à faire... Nous resterons vigilants et mobilisés.

Documents joints