DELATION DEMANDEE aux TRAVAILLEURS SOCIAUX, encore et Encore !

samedi 9 novembre 2013, par Coordination Région Parisienne

Voici le communiqué de presse du « Collectif des Acteurs et Professionnels de l’Urgence Sociale et de l’Hébergement » à Rennes, le CAPUSH 35 :


Quand la préfecture appelle à davantage de « coopération »…

Lors de la réunion d’organisation de la période hivernale le 21 octobre 2013, la préfecture par la voix de son secrétaire général, a invité les directeurs d’associations d’hébergement et le SIAO 35 ( Service Intégré d’Accueil et d’Orientation d’Ille-et-Vilaine, groupement de coopération sociale, interlocuteur départementale de l’état) à plus de collaboration.

Selon la préfecture, le nombre de mises à l’abri d’urgence serait suffisant pour accueillir toutes les personnes vulnérables en demande d’hébergement : personne ne dormirait dehors à Rennes !

La préfecture demande aux travailleurs sociaux des associations concernées de réorienter des personnes, des familles en attente d’un statut administratif vers la préfecture qui les obligera à quitter le territoire rennais. Déplacement de problème !

L’hébergement d’urgence à Rennes perdrait donc en toute illégalité, son caractère d’accueil inconditionnel.

Ni flic, ni délateur.

Le collectif Capush35.

Contact : capush35 laposte.net

Plus d’info sur ce collectif : http://rennes-info.org/Action-pour-...

NB : Pour la bonne compréhension de ce communiqué, les « personnes et familles en attente d’un statut administratif » veut dire en langage plus courant « les sans-papiers » ...

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1 Message

  • je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’expression « en attente de statut administratif » équivalant à « sans papiers ».
    En effet, « en attente de statut administratif », veut dire que ces personnes ont déposé un dossier de régularisation à la préfecture, par exemple, suivant la circulaire Valls si elles entrent dans les critères, ou demande de titre de séjour « vie privée et familiale, en tant qu’étranger malade ou regroupement familial » etc
    Ces personnes reçoivent de la préfecture une attestation de dépôt sous forme de récépissé ou autorisation de séjour. Elles ont donc des papiers et sont en attente d’un statut.
    C’est très pernicieux de les envoyer à la préfecture, parce que le service des étrangers peut tout simplement accélérer la décision les concernant et donner des Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) sans véritablement examiner les dossiers.
    Les vrais sans papiers, pour moi, sont ceux qui vivent ici et ne peuvent déposer de demande de régularisation pour des tas de raisons, ils sont sous le coup d’une OQTF, ou bien il leur manque un papier pour un dossier, par ex un passeport en cours de validité alors qu’ils craignent aller dans leur ambassade, un acte de naissance qu’ils n’arrivent pas à faire parvenir de leur pays ... Les envoyer à la Préfecture est encore plus dégueu ...