DELATION

lundi 22 mars 2004


Ca commence par ça...

Extrait de Moulinex, la mécanique du pire, documentaire de Gilles Balbastre, 2003

Un patron : une usine comme Bayeux a été totalement transformée. Je pense que nous avons gagné trente pour cent de productivité sur la fabrication des friteuses EN CHANGEANT UN PEU LES METHODES. On a gagné beaucoup en productivité, on a beaucoup gagné en ergonomie, en MOTIVATION du personnel, parce qu’on a essayé de créer autour de ces îlots de production des équipes AUTONOMES de production.

Des ouvrières : dans un îlot, on est dans un carré à l’intérieur duquel il y a huit filles qui démarrent la friteuse de son tout début avec sa cuve et qui finit à l’emballage. Ces personnes sont dans un espace confiné les unes à coté des autres avec cinquante centimètres de chaque coté avec des plateaux et que je t’envoie, que je t’envoie ; à la limite vous n’avez même pas le temps de vous moucher parce qu’avec la cadence on n’arrête pas, on n’arrête pas, on n’arrête pas. (Dans le système précédent), pour un convoyeur (tapis roulant automatisé donnant le rythme de la chaîne) qui travaille en ligne, c’est le convoyeur qui donne le rythme, donc c’est un rendement qui est prévu sur huit heures.

Un îlot, c’est les personnes qui montent les friteuses qui se font elles-mêmes leur rendement. Le problème c’est qu’il n’y a plus d’automatisme, elles montent, elles poussent elles-mêmes la pièce, alors que sur un convoyeur c’est lui qui gère automatiquement le temps. On nous disait qu’on travaillerait en flux tiré, en fin de compte c’est du flux poussé ; parce que c’était toujours : le plateau, dépêches-toi de le prendre que je remette le suivant, alors qu’en réalité on aurait dû attendre que la personne prenne le sien et toujours comme ça, MAIS CA SE PASSAIT PAS COMME CA DANS LA REALITE. De toute façon, les chefs étaient derrière et puis regardaient bien si les plateaux évoluaient assez vite parce que sinon... On savait que le patron venait tous les soirs pour voir la production, et pourquoi y manque ça, et pourquoi vous avez pas fait le rendement...En fait c’était plus dur que de travailler sur le convoyeur. Vous êtes fatiguée, vous êtes moins rapide une heure, parce qu’il y a un moment où vous vous relâchez, vous allez bien bourrer pendant deux, trois heures et après il y a un petit relâchement, et là, l’autre à coté elle vous faisait la tête, ou alors elle vous dit : alors ? qu’est-ce que tu fais ? Avance ! C’ETAIT LA GUERRE ENTRE FILLES.

(...) Ils démarraient une production, donc ils fixaient un objectif, les premiers jours on y arrivait pas et à la fin c’était d’amener tout le monde à obtenir que l’objectif soit atteint. Objectif impossible à franchir, comme ça c’était simple. A l’époque du convoyeur, à la fin de la journée, il y avait la quantité de sortie, basta, c’était fini, la journée était faite. Alors que là, l’objectif était tellement élevé que c’était impossible de le faire. Donc on travaillait jusqu’au dernier moment.

Ca continue avec ça...

Veille éducative Plan d’action 27/11/01

Les projets éducatifs locaux permettront de prendre en compte l’ensemble du cadre de vie des élèves et en particulier les activités extra scolaires, dans le cadre de contrats éducatifs locaux.

Des cellules de veille éducative seront créées afin de réunir les acteurs éducatifs, les intervenants sociaux, les professionnels de l’insertion et de la santé pour repérer les jeunes en rupture ou en voie de rupture scolaire. La veille éducative consiste en une mobilisation et une coordination de l’action autour des jeunes les plus en difficultés ou qui menacent de l’être. Elle vise à identifier, prévenir, compenser les ruptures, réorienter les jeunes vers un parcours éducatif

Espace d’échange entre un ensemble d’acteurs égaux, sur un ensemble de problématiques individuelles ou collectives intégrant des dimensions connexes à celle de l’éducation (social, insertion professionnelle, logement, santé...) pour favoriser la pluralité des réponses envisagées localement Partant d’un examen de l’existant, la veille éducative doit conduire à la mise en place des conditions favorables au développement de ce dialogue, hétérogène dans sa forme, partagé dans son esprit, concerté dans sa mise en œuvre...

Puis ça passe à ça...

Conseil municipal (suite)

Midi Libre - 30/6/02 Bagnols sur Cèze

Emplois jeunes : mission vidéo... - Pour développer la vidéosurveillance, la ville crée dans le cadre du nouveau service emplois jeunes, douze postes “d’agents intermédiaires d’écoute et de veille” aidés par l’Etat. Leur mission d’écoute : le numéro vert mis en place dans le local du Centre superviseur urbain (CSU) permettra à la population d’appeler 24 h / 24 les agents qui pourront les orienter en fonction de leurs doléances.

Mission de veille : exploitation des images des caméras, affichées en temps réel sur les écrans du CSU. Ils apporteront leur contribution à la sécurisation des points sensibles par l’information fournie et par l’aide aux actions menées par les services spécialisés (police, pompiers...). Les images recueillies dans l’activité de veille doivent rester confidentielles puisqu’elles concernent les voies et espaces publics et cette fonction ne peut être déléguée au secteur privé. Le versement de l’aide de l’Etat s’élèverait annuellement à 186 61 5,84 € pour douze postes pendant une durée effective de six mois. Parmi les voix qui se sont élevées dans l’opposition, Jean-Pierre Lyonnais et jean-Pierre Navarro se sont, notamment, inquiétés de l’encadrement de ces emplois-jeunes qui fonctionneront en “trois-huit”. Gérard Revol a noté avec satisfaction que René Cret avait recours à ce dispositif d’emploi créé par le gouvernement socialiste.

Et ça arrive à ça...

Délation assistée par ordinateur

Chaque citoyen états-unien peut désormais fournir aux forces armées, depuis son ordinateur personnel avec une simple connexion Internet, des renseignements vitaux pour la sécurité nationale et « signaler » tout individu lui paraissant suspect. Il lui suffit de se faire préalablement connaître de l’autorité compétente qui lui délivrera immédiatement un code d’accès au serveur. Le Northern Command du général Ralph Eberhart, dans son optique de « dissuasion, prévention et éradication du terrorisme », vient en effet de se doter d’un nouveau système de transmission dont la principale particularité est l’accessibilité sans précédent. Ce programme, baptisé JPEN pour « Joint Protection Enterprise Network », connu également sous le nom de « Protect America » dans sa version civile, a été testé fin 2003 par du personnel de la ville de Jacksonville en Floride. Réseau Voltaire, mars 2004

A suivre...