DECLARATION DE L’UNION DEPARTEMENTALE CGT DES BOUCHES DU RHONE

samedi 26 mars 2005


Les derniers chiffres le montrent, le chômage ne cesse de progresser dans notre pays et le nombre de Rmistes, lui, vient à nouveau de passer la barre du million. Cela prouve bien que toutes les mesures d’exonération et d’aide aux employeurs pour favoriser une soi-disant politique de l’emploi sont sans effet.

Au contraire, alors que se multiplient les cadeaux aux entreprises, celles-ci ne se privent pas de continuer à licencier et à délocaliser. Dans les Bouches du Rhône on a une situation de pauvreté qui dure en s’aggravant et dépasse de loin la moyenne nationale. Une étude départementale récente fait état de 180 000 sans emploi -dont à peine 100 000 sont indemnisés et prés de 70 000 au RMI.

Pour l’UD CGT 13 une autre politique de l’emploi est possible. Celle-ci doit s’appuyer sur nos atouts économiques, notre filière portuaire, le développement de notre industrie. C’est la première voie pour faire reculer l’exclusion. Parallèlement, il faut mener dans notre département une réelle politique d’insertion, favoriser l’accès au logement, développer l’accueil et l’écoute de ceux qui sont dans le désarroi, développer des crédits suffisants pour permettre le droit à une formation de qualité, viser la gratuité des transports.

Le Collectif Excluons l’Exclusion qui rassemble les privés d’emploi, les salariés concernés professionnellement par cette problématique agit dans ce sens là. Dans ce contexte l’Union Départementale CGT 13, désapprouve la décision prise par le Conseil Général des Bouches du Rhône (contre l’avis de toutes les organisations syndicales) lors du Comité Technique Paritaire du 15 mars, décision pudiquement appelée « réorganisation du service insertion  » alors qu’il s’agit en réalité de la mise en place d’un flicage des pauvres

Les travailleurs sociaux qui se battent nationalement depuis 2 ans contre les lois Perben-Sarkozy ne peuvent évidemment pas accepter un dispositif qui sous des apparences de « gestion saine », est en fait une machine à exclure

Comme le dit le Collectif Excluons l’Exclusion, il faut s’en prendre à la pauvreté et non aux pauvres, aux vrais responsables de la situation et non aux victimes. La CGT continuera de s’opposer à toute radiation, à toute mesure d’exclusion et de discrimination, à toute politique du bouc émissaire. Elle se réjouit que dans ce combat les travailleurs sociaux, chaque jour plus nombreux, rejoignent le Collectif, agissant ainsi pour une vraie cohésion sociale et disant avec force le vrai sens de leur travail et de leur engagement professionnel.


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