Contre l’arbitraire et la répréssion sur les précaires

samedi 27 novembre 2004, par Emmanuel


Une femme et ses 2 enfants occupaient depuis le 24 juillet 2004, une maison vide, propriété de la commune de Clais (76) suite à une expulsion. Le maire de ce village a fait couper l’eau et l’electricité dés le 26 juillet, et assigné la mère de famille en référé le 15 septembre.

L’avocat de la famille a demandé au juge d’ordonner le rétablissement des fluides dans un souci humanitaire, et ce, conformément à la loi de lutte contre les exclusions de 1998, ceci dans l’attente d’un logement définitif.

La justice n’a pas suivi et organisé l’expulsion de la famille sans relogement. Le DAl a écrit au maire de Clais et au sous préfet de Dieppe pour éviter le recours à la force publique, et n’a obtenu aucune réponse. La mère de famille a entamé une grève de la faim le 3 novembre.

Le 16 novembre le DAl et la famille sont enfin reçus par le chef de cabinet du sous préfet, qui assure qu’une solution de relogement sera prise. Le 23 novembre il est spécifié que le maire de Clais a été sommé de rétablir l’eau courante. En parallèle, au vu de ces garanties, la mère de famille fait une demande de logement avec le soutien du DAL et interrompt sa grève de la faim.

Ce Vendredi 26 novembre, les services sociaux accompagnés de la force publique se sont emparés des enfants. Ils se sont introduits dans l’école primaire de la petite fille âgée de 10 ans, qu’ils ont emmenée sous les yeux de son instituteur et des autres enfants de l’école en pleurs. Puis ils se sont rendus au domicile familial, et ont arraché le petit de 3 ans aux bras de sa mère, et placé les enfants.

Nous devons résister aux méthodes policières qui criminalisent la pauvreté, radicaliser le travail social en refusant qu’il s’exerce aux côté des forces repressives, dénoncer ces pratiques et choisir notre camp, nous solidariser avec les précaires. Le DAL a saisi la presse, mai cette info sera-t-elle relayée ?

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