Compte-rendu du 2 octobre

dimanche 14 novembre 2004

Ci-dessous un rapide compte rendu de la réunion des collectifs du 2 octobre, tel que perçu par les délégués du CORRESO. Les avis sont partagés ...


Trente collectifs se sont retrouvés le 2 octobre. Environ 80 personnes ont pu échanger sur leurs expériences et leur désir de continuer la lutte contre les lois sécuritaires. C’était déjà en soi une réussite que de se retrouver ce samedi à Paris.

Cependant parmi les participants du CORRESO l’impression reste mitigée.

Tous les collectifs font le constat d’un essoufflement des mouvements après le mois d’avril, effet certainement des rumeurs ayant circulé sur le retrait de l’avant-projet Sarkosy.

Les collectifs présents ont néanmoins insisté sur la nécéssité d’une remobilisation des troupes. Des expériences de contrôle social ont déjà lieu ici ou là (Vitry-Le-François, Tarbes).

Une synergie pouvait en ressortir en mettant en commun les propositions d’actions émises lors des ateliers et des débats.

Or, il nous a semblé que le Collectif National Unitaire, organisateur de cette journée n’ait pas pris la juste mesure du contenu des ateliers (bien organisés par ailleurs) et ait orienté le débat final dans un sens qui nous a paru trop corporatiste (travailleurs sociaux). Le CORRESO regrette que l’appel en direction des non travailleurs sociaux ne soit pas plus explicite. La mobilisation du seul secteur social pourrait ne rien donner. Le CORRESO a toujours fait le choix d’élargir le mouvement à l’ensemble des citoyens, enseignants et parents d’élèves, tout en restant bien sur centré sur les lois sécuritaires et liberticides (car si nous sommes souvent solidaires des luttes sociales menées sur Rennes, nous ne saurions devenir le collectif de toutes ces luttes).

Par ailleurs, si nous comprenons les difficultés des démarches juridiques liées au statut des collectifs, nous n’avons pas compris le manque de soutien à l’initiative des collègues de Vitry (dépot de plainte avec constitution de partie civile). Une motion meme symbolique, mais votée par l’ensemble des collectifs, aurait été la bienvenue. Le CORRESO redit ici son appui au collectif de la Marne et à toutes les initiatives locales, régionales ou nationales pouvant faire connaitre notre résistance aux lois sécuritaires.

Cependant, nous nous rejouissons de voir aujourd’hui le CUN se mobiliser au coté du collectif marnais.

La réunion s’est conclue sur le vote de deux propositions qui selon nous, auraient pu nous etre communiquées avant cette journée, ce qui nous aurait permis de solliciter un mandat clair lors de notre dernière assemblée générale :

1 - le collectif national s’est vu confier la mission d’obtenir auprès du ministère de l’intérieur la derniere mouture de l’avant projet.

2 - le principe d’une manifestation nationale a été retenu ; manifestation qui doit se dérouler avant la fin de l’année.

Les collectifs se doivent de lutter ensemble autour d’une coordination nationale et l’esprit d’ouverture doit l’emporter.