Compte rendu de la réunion du 23/10/08

samedi 25 octobre 2008, par caro

Nous étions encore bien peu, une petite dizaine, malgré l’importance du sujet : l’informatisation du service social du Conseil Général.


3 assistantes sociales sont venues nous faire part de ce qu’il se passe.

Après que le logiciel IODAS ait été testé dans 2 territoires tests, en 6 mois, tous les AS ont été formés à son utilisation. Pour une demande d’aide : il faut rentrer l’état civil de tous les membres de la famille et leur ressource, la demande de l’usager et LE RAPPORT SOCIAL, établi par l’AS pour justifier la demande. Trop de personnes ont accès à IODAS, environ 700 (hiérarchie, AS, personnel administratif), la confidentialité ne peut être assurée. Si les AS inscrivent simplement « cette famille a besoin d’aide », l’aide sera refusée, il faut un rapport détaillé. Si l’usager émet un droit d’opposition à la divulgation d’informations le concernant (comme il en a le droit), l’aide ne sera pas accordée, etc

IODAS permet donc le fichage informatique d’une population de plus en plus précarisée. Des AS ont essayé de soulever, auprès de leur hiérarchie, les problèmes de déontologie, de secret professionnel bafoués, peine perdue. Ils n’ont reçu que des réponses techniques.

De plus, à partir de 2009, il faudrait qu’ils entrent sur cette base de données, toutes les personnes qu’ils rencontrent, pour une aide ou un autre sujet. Un comité d’éthique devrait être mis en place, refus de la CGT, la CFDT n’ira pas si les usagers ne sont pas représentés (apparemment, ils ne sont pas prévus).

Devant la mauvaise volonté de la hiérarchie des services sociaux du CG de prendre en compte les remarques sur ce nouveau fichage, digne d’EDVIGE, les présents du CUAD proposent :
- une lettre ouverte au président Vallini (vous en aurez bientôt des nouvelles)
- un soutien à un rassemblement début décembre pour l’ouverture à Europole de la nouvelle maison des services sociaux
- demande sur la liste des collectifs nationaux, si d’autres départements sont dans le même cas. Le syndicat CFDT doit saisir la CNIL, même si celle-ci n’a plus qu’un avis consultatif, l’application de IODAS va plus loin que ce qui était écrit dans le cahier des charges.

Une prochaine réunion pour faire le point et finaliser la lettre est prévue le 4/11 à 19 h et vous y êtes cordialement invité.