Communiqué de presse du Collectif National Unitaire de résistance à la délation

Paris le, 12 juin 2006

lundi 12 juin 2006


A la demande du comité interministériel de prévention de la délinquance, le CNU a été reçu le lundi 12 juin 2006. par son secrétaire général, le préfet Hagelsteen, son adjointe Madame Pilhes, ainsi qu’une commissaire divisionnaire, Madame Laroque, pour lever ce qu’ils appellent des « malentendus ».

Ils nous a été remis un document comprenant les 17 premiers articles (12 pages sur 42) ne correspondant qu’à une partie du texte adressé au conseil d’état (téléchargeable en vous rendant à cet article).

Le comité interministériel nous a informé que les dispositions consacrées au dépistage précoce des troubles du comportement des jeunes enfants avaient été retirées de cette version du projet de loi, et seraient intégrées selon les dires du Préfet Halgesteen par un amendement parlementaire au projet de loi concernant la protection de l’enfance.

Pour autant, on retrouve dans ce document des articles sur la place centrale du maire, l’obligation de lui signaler toutes personnes en difficulté et la notion de coordinateur.

Le CNU publiera ultérieurement une analyse plus détaillée de cette nouvelle version du projet de loi, qui continue d’inscrire les populations en difficulté dans la prévention de la délinquance, et dans laquelle on retrouve les dispositions que nous dénonçons depuis maintenant plus de deux ans.

Le CNU, partie prenante de la conférence de presse unitaire qui se déroulera demain mardi 13 juin à 10 heures, dans les locaux de la Ligue des Droits de l’Homme reviendra sur certains de ces aspects.

Aussi le Collectif National Unitaire de résistance à la délation réitère son appel à la semaine de mobilisation nationale du 19 au 24 juin 2006 annoncée lors d’un précédent communiqué de presse.

Pour la délégation

Fabienne Binot 06 83 20 48 07

Hervé Heurtebize 06 82 96 67 30


6 Messages de forum

  • Bonjour,
    Est-il possible d’obtenir une copie des 17 premiers articles en question ?
    Merci
    V.V.

  • Blagnac 31700 Ecole de L’Aerogare.

    Dans le cadre de projet dit ‘citoyenneté’ notre fils de 9 ans a été oblige de jouer le rôle de ‘médiateur’ et surveille les camarades de classe pendant la recréation.
    Notez que nous avons avertir la direction de notre volonté de ne pas participe à ce projet et nous avons obtenir l’accord de l’inspecteur de désolidariser de ce projet.
    On considère que le rôle de médiateur pour des enfants de 9 ans est en effet l’initiation a délation.
    Pouvez vous SVP nous assiste dans notre démarche ?

    Amicalement,

    • Attention à ne pas confondre délation et médiation d’enfant. Cette dernière PEUT être un outil de règlements de conflits par les élèves eux-mêmes, lorsqu’ils le peuvent. Cela évite la toute puissance de l’adulte et son regard normé, supérieur et perçu comme arbitraire.
      Toutefois, le rôle de médiation ne doit pas corrélé avec celui de surveillance, de veille ou de rapports !! Un médiateur de cour peut être appelé suite à la demande d’élèves qui ne sont pas en mesure de résoudre un conflit. Il a pour objectif de proposer des solutions, en passant prélablement par la reformulation. Des écoles proposent des stgaes de médiation pour les élèves volontaires.
      Pour plus d’infos, des publication de l’Icem (pédagogie freinet) à ce sujet sont disponibles.
      Vive l’autogestion et à bas le pouvoir étatique !!

    • Bonne fête Beuhbeuh !