Collectif de l’Hérault contre le projet de loi sur la prévention spécialisée

RÉSISTANCE À LA DÉLATION ORGANISÉE

mardi 23 mars 2004

Apres la mobilisation du 17 mars, le collectif de l’Hérault continue à rester mobiligé et vigilant pour le retrait de l’ensemble du texte. La prochaine réunion aura lieu le Mercredi 31 mars à 18H, au café « Full Gwana », 5, rue des écoles laïques à Montpellier.

Contact : collectifts34 yahoo.fr


Voici le texte d’appel à la journée nationale d’action du 17 Mars. Les travailleurs sociaux se sont mobilisés. Nous étions a peu près 600 devant la Prefecture dans l’apres midi et environ 150 à la table ronde.

Contre le projet de loi, soit disant « pour la prévention de la délinquance »

Ce projet prévoit entre autres que « Tout professionnel qui intervient au bénéfice d’une personne présentant des difficultés sociales, éducatives ou matérielles, est tenu d’en informer le maire de la commune de résidence ou la personne par lui désignée aux fins de le substituer. » Il est prévu une possibilité de sanction par « l’autorité ayant pouvoir disciplinaire » pour ceux qui ne respecteraient pas cette obligation.

Ainsi :
- Chaque personne en difficulté deviendrait un délinquant potentiel qu’il convient de recenser.

- Le Maire de la commune et son service auraient connaissance d’éléments de la vie privée de chacun des administrés en difficulté.

- Le Secret Professionnel serait totalement remis en question.

- Cela romprait la confiance nécessaire entre les acteurs du travail social et éducatif et les citoyens.

La stigmatisation des personnes rencontrant des difficultés doublée d’une utilisation des professionnel du travail social et éducatif comme agents de renseignements d’autorités administratives et policières est contraire aux valeurs fondatrices de nos métiers. Elle est une réponse sécuritaire non-pertinente et contre-productive assimilant la personne en danger à une personne dangereuse. Ce gouvernement qui préconise un traitement pénal de la misère, est celui qui a précisément affaiblit volontairement toute capacité d’intervention sociale face aux « marchés ».

Nous entrons là dans un projet de société où toute action sociale a pour but un contrôle social généralisé au service d’une politique sécuritaire. Celle-ci est nécessaire pour annihiler les réactions des populations qui subissent les conséquences du choix de société du gouvernement et du MEDEF.

Face à l’exclusion, à la précarité, à la misère, la réponse sera fichage, répression mais surtout pas prévention.

Nous invitons les professionnels et tous les acteurs concernés à se mobiliser contre cette nouvelle attaque ! Une société démocratique, donc solidaire, doit permettre un soutien respectueux des personnes et garantir la possibilité d’évoquer sa vie privée sans que cela soit placé sous le regard des autorités. En s’attaquant à ces droits essentiels, ce sont les Droits de l’Homme qui sont mis à mal.

Déjà de nombreux professionnels du travail éducatif, social et judiciaire se sont positionnés contre ce projet de loi et demandent son retrait immédiat.

Nous invitons l’ensemble des professionnels a en débattre sur leurs lieux de travail et auprès du public concerné.

Des préavis de grève sont déposés pour le 17 mars

Sur Montpellier nous appelons à :

- 13h00 : rassemblement devant la Préfecture, avec des annuaires téléphoniques qui seront déposés symboliquement comme listes des « personnes susceptibles d’être des auteurs d’infractions »

- 17h30 : Table ronde - débat à la MPT Léo Lagrange - La Paillade - Mosson

A l’appel de : L’Association Nationale des Assistants de Service Social du Languedoc-Roussillon (ANASL-R), Collectif Héraultais des Acteurs en Travail Social (CHATS), CGT UD34, CGT CG34, CGT- CRAM34, CGT Action Sociale 34, CNT Education, SNPES-PJJ-FSU, SUD Santé/sociaux, SUD Intérieur, SUD Justice, SUD Education, COTE SUD (CG34), Travailleurs sociaux en formation, avec le soutien du Syndicat des Avocats de France, du Syndicat de la Magistrature, ATTAC Montpellier et de la Ligue des Droits de l’Homme.


1 Message

  • Comme votre article le stipule, les adultes devraient informer les élèves, qui sont touchaient par le projet de loi sur la prévention spécialisée, pour que le mouvement soit de masse.
    De même que nous devrions organiser les manifestations un peu plus près des milieux de vie des enfants car l’obligation de déplacement vers montpellier pour participer à la manif est souvent pour les jeunes un problème.