Café citoyen à Fougères contre le tout sécuritaire.

mardi 11 janvier 2005


A toutes et tous les militants, le collectif de citoyens et de professionnels de l’action sociale du Pays de Fougères (Copadas) vous présente ses bons vœux de luttes et de résistances pour une société plus juste et solidaire.

Après avoir terminé l’année 2004 par une journée de grève et d’action le 14 décembre à Fougères, nous commençons 2005 par un café Citoyen le 18 janvier à 20 h 30 au café « le Coquelicot ». Nous invitons tous les syndicats et associations locales partageant nos inquiétudes et qui se sont vus imposer des directives sécuritaires à nous rejoindre lors de cette soirée. Naturellement, cela est ouvert à tous citoyens.

Le 14 décembre, nous nous sommes mis en grève. Nous avons commencé la journée par nous réunir pour débattre, s’informer et décider des actions à venir. En fin de matinée, nous avons été reçus par le sous préfet, pendant près d’une heure. Nous n’avons pas eu plus de nouvelles informations de l’avant projet de loi mais nous avons pu exprimer nos ressentis, nos colères et nos incompréhensions.

L’après-midi, nous étions peu nombreux dans la rue mais nous avons su faire passer l’information. Nous avons distribué nos tracts auprès de la population. Nombreuses étaient les personnes à ne pas être au courant du contenu de l’avant projet de loi de la prévention de la délinquance. Il nous a fallu passer 10 bonnes minutes environ pour discuter avec chacune. Qu’en reste-t-il ? Sûrement un petit quelque chose ! Dans la semaine, nous avons eu une photo et un bel article dans le journal local. Pour clore, cette journée qui avait commencer dés 9 h, certains ont rejoint le Correso à Rennes. Bilan plutôt positif, une journée bien remplie avec le sentiment d’avoir contribué à une action d’importance et avec la certitude de devoir recommencer régulièrement. Notre liberté et notre principe de solidarité sont à ce prix. L’appel à la grève et à manifester à Paris le 3 février est entendu, nous répondrons sans tarder après consultations de tous les sympathisants du collectif.

Roland