C’est la rentrée

mardi 31 août 2004, par Emmanuel


Salut, Le site Internet antidelation attend vos contributions de rentrées : prochaines dates de rencontres des collectifs locaux, propositions d’ordre du jour pour la rencontre nationale du 2 octobre.

Le gouvernement n’est pas décidé à reculer (fallait s’y attendre) et continue sa politique destructrice antisociale à grand coups de mensonges médiatisés. L’absence de déclaration officielle sur le projet de loi de prévention de la délinquance ne nous leurrera pas sur la volonté du tout répressif de la droite au pouvoir et nous informera de la haute estime qu’elle se fait de la démocratie une fois les élections passées. "L’évolution de la criminalité en France ne justifie en rien l’essor fulgurant de sa population carcérale après la décrue modérée de 1996-2001. Les cambriolages, vols de véhicules et vols à la roulette (qui constituent les trois quarts des crimes et délits enregistrés par les autorités) diminuent tous régulièrement depuis 1993 au moins ; les homicides et coups mortels refluent depuis 1995, d’après les données de la police, et depuis 1984 selin les relevés de l’Institut National de la Santé et de la recherche Médicale (INSERM) ; les vols avec violence, qui obnubilent les grands medias, outre qu’ils se composent principalement de « violences » verbales (insultes, menaces) sont en recul depuis vingt ans.

Au total, c’est moins la criminalité qui a changé ces dernières années que le regard que politiques et journalistes, en tant que porte voix des intérets dominants, portent sur la délinquance de rue sur les populations censées l’alimenter." [1]

A nous travailleurs sociaux, enseignants, infirmiers... , on nous propose la collaboration, les choix seront donc limités : le silence ou la resistance, la complicité et le renoncement ou la mobilisation...


Notes

[1] Loïc Wacquant in Le Monde Diplomatique - septembre 2004

1 Message

  • > C’est la rentrée

    8 septembre 2004 13:07

    En inventant de nouveaux délits, au travers de la loi Sarkosy, en étendant la dûrée de la garde à vue à 36 heures, la surpopulation dans les prisons augmente,et bien entendu les condiions d’incacération des détenus se dégradent, ils sont confinés jusqu’à 4 dans une cellule, ce qui contraintla 4 ème personne a dormir sur un matelas à même le sol. Ces conditions de détention inhumaines ont pourtant été vivement dénoncées, tant par les enqêteurs de l’observatoire des prisons que par les magistrats, et les éducateurs de la P.J.J.

    Les conséquence sont la montée de l’agressivité, de la violence entre co-détenus, l’augmentation des suicides, et de la répression accrue exercée par le personnel carcéral.

    La désinformation et le double-discours battent leur plein, avec les déclarations de bonnes intentions : il faut vider les prisons des détenus condamnés à de courtes peines, et les actes : Davantage de répréssion et tolérance zéro.
    De ce fait de plus en plus de citoyens sont incarcérés et bénéficient de moins en moins de droits, notamment à cause de la suppression de la présence des avocats des la première heure de garde à vue.
    Espérant que des éducateurs pjj seront présents le 2 Octobre pour nous parler des conditions de détention des mineurs, et aussi des Centres d’Education Fermés
    Sophie Lecomte