APRES LA BATAILLE

jeudi 12 janvier 2006


Sarko, petit ministre au sourire si faux,

Suivi des CRS qu’il place au plus haut,

Pour sa démagogie et sa petite taille

Parcourait la banlieue le soir d’une bataille.

La rue incendiée sur qui tombait la nuit

Il lui sembla, dans l’ombre, entendre un faible bruit.

C’était une « racaille » des bandes en déroute,

Qui se traînait blessée au milieu de la route.

Râlant, brisée, livide et morte plus qu’à moitié,

Et qui disait - «  Nique ta mère, les flics et même la société ».

Sarko congestionné tendit aux CRS

La matraque pendue qu’il avait sur les fesses

Et dit - «  Tiens, donne un coup à cette sale peste  ».

Au moment où le flic abattait sa matraque funeste

Le jeune terrassé sorti son passeport,

Un document français pour conjurer le sort.

Le coup passa si près que le bâton tomba

Et le ministre fit un écart en arrière.

« Donne lui tout de même un coup  » dit Sako en colère.

Victor HUGO / Patrick MIGNARD