APPEL DU LUNDI DE PENTECOTE

mercredi 4 mai 2005


L’appel du Lundi de Pentecôte

Le gouvernement qui n’a de cesse de démanteler les services publics, la protection sociale, les retraites, la santé, s’en prend aujourd’hui au temps de travail. Ce gouvernement prenant prétexte de la mondialisation marchande porte une atteinte irréparable aux acquis sociaux gagnés par les générations qui nous ont précédé.

Certes, nous sommes aujourd’hui submergés par une force politique et idéologique. Infiniment plus que leurs arguments fallacieux, ce sont les mesures prises qui nous font reculer. C’est l’intransigeance et le mépris du social qui nous a amené là où nous en sommes aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?

Non ! Rien n’est perdu. De nouveaux moyens que ceux qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour le changement et la victoire.

Car nous ne sommes pas seuls. D’autres peuples en Europe aspirent à une réduction du temps de travail. Nous devons faire bloc avec eux. Nous pouvons et devons utiliser notre intelligence, notre imagination et notre détermination. Cette lutte n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette lutte est de dimension mondiale.

Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour changer notre condition. Terrassés aujourd’hui par une politique anti sociale, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force politique et sociale supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, simple citoyen, enseignant en économie, j’invite les étudiants, les lycéens, qui se trouvent aux environs de l’IUT Ponsan (Université Paul Sabatier) ou qui viendraient à s’y trouver, avec leur courage ou même découragés, j’invite les salariés, les retraités, les chômeurs qui pourraient y parvenir, à venir débattre dans mon cours le Lundi 16 mai (Lundi de Pentecôte) à partir de 9 heures du matin sur le thème « LE DROIT A LA PARESSE » de Paul Lafargue- IUT PONSAN-115 route de Narbonne-Département GEA-amphi A.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance et de la critique sociales ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Patrick MIGNARD

Toulouse- 1er mai 2005